La censure de Facebook continue : la page « Les Identitaires » vient d’être supprimée !

Depuis mercredi 23 mai, la page Facebook « Les Identitaires », qui avait échappé à la censure jusque-là, a été supprimée par Facebook sans avertissement ni explications. Suite à l’action pacifique et symbolique de Génération Identitaire dans les Alpes, une vague de censure sur le réseau social de Mark Zuckerberg s’était abattue sur Génération Identitaire, supprimant notamment sa page Facebook et empêchant les 126 000 internautes qui y étaient abonnés de continuer à suivre son actualité.

Cette censure avait été dénoncée par des personnalités de tous bords, comme Dominique Reynié (tête de liste « Les Républicains » dans le Sud aux élections régionales de 2015) ou Nicolas Dupont-Aignan (candidat DLF aux élections présidentielles). Le 22 mai, Nicolas Bay (Président du groupe Front National au Parlement européen) a également interrogé Mark Zuckerberg lors de son audition par les députés européens à Bruxelles afin de connaître les raisons de cette censure.

Le fondateur de Facebook s’est contenté de répondre : « Nous voulons que les gens continuent de venir et d’utiliser nos services, et qu’ils partagent leurs idées politiques, quelle qu’en soit la sensibilité. […] Je peux l’affirmer devant vous aujourd’hui : nous n’avons jamais et ne prendrons jamais de décision quant au contenu qui doit être mis en avant, et ce en fonction des vues politiques qui y sont diffusées. C’est un sujet fondamental pour moi, sur lequel je suis fier de m’engager. » Le lendemain, malgré les promesses de Mark Zuckerberg, la page des Identitaires était donc supprimée alors même qu’elle se rattache à un mouvement indépendant de Génération Identitaire.

La Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) s’était félicitée de la censure des pages de Génération Identitaire, revendiquant ne pas y être pour rien. Cette collusion scandaleuse entre le pouvoir politique et un réseau social en situation de monopole révèle une dérive extrêmement inquiétante concernant la liberté d’expression. La répression pour nous faire taire n’a jamais été aussi forte depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Manifestations interdites, comptes twitter supprimés, pages Facebook censurées… ils peuvent tout essayer, le mouvement identitaire continuera de lutter pour notre identité et ne lâchera rien !

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Un communiqué des Identitaires

Entretien avec Marion Maréchal : « Le délire soixante-huitard est fini »

Pendant que la Sorbonne se voile, que les bacheliers sont englués dans Parcoursup, que la chienlit a bloqué les facs et annulé les partiels, Marion Maréchal ouvre son école supérieure : « Nous voulons former une nouvelle génération de dirigeants. »

— Pourquoi, après avoir été député pendant 5 ans, avoir décidé de vous lancer dans le projet d’une école alternative de sciences politiques ?

— Je suis convaincue que le combat électoral n’est pas la seule voie d’investissement pour ceux qui souhaitent servir leur pays, assurer la transmission de nos valeurs culturelles et civilisationnelles. Le combat culturel et éducatif est vital en particulier dans l’éducation supérieure où le conformisme, l’égalitarisme, l’abandon progressif des matières de culture générale ont fait beaucoup de ravages. Nous en voyons tous le résultat : des élites devenues des gestionnaires sans vision et acquis à la lecture globalisée du monde où la nation est un cadre dépassé. L’ISSEP est une réponse optimiste, une alternative d’excellence aux offres en place.

— Espérez-vous grâce à cette école réaliser l’union des droites qui tarde à se concrétiser ?

— L’ISSEP n’a pas vocation à construire des alliances électorales. En revanche elle est une école et à ce titre une plateforme de rencontres, un carrefour des intelligences, et nous associerons des gens aux parcours et sensibilités variés qui partagent à la fois notre projet pédagogique et les valeurs de notre école. Notre conseil scientifique en est déjà une illustration. Tout comme notre président Patrick Libbrecht issu de la société civile et ancien DG de grandes sociétés alimentaires françaises qui incarne l’esprit entrepreneurial que nous distillons dans nos enseignements.

— Vous revendiquez : « Excellence, éthique, enracinement et engagement » comme les valeurs fondatrices de votre école mais aussi un « savoir-vivre et un savoir-être à la française ». Concrètement quels seront les enseignements dispensés ?

— Nous proposons un magistère en deux ans aux étudiants ayant déjà obtenu une licence et une formation continue sur dix mois sans critère de diplôme. Nos cursus sont basés autour de trois pôles pédagogiques : les sciences politiques, économiques et sociales avec un retour en force des enseignements classiques (histoire, philosophie, littérature française, rhétorique, etc.), la direction et gestion de projet et la direction des hommes. C’est pourquoi nous sommes à la fois une école de sciences politiques et de leadership. En alliant les savoirs de l’entreprise et des affaires publiques, nous souhaitons former une nouvelle génération de dirigeants politiques et économiques qui mettront leurs ambitions et leurs carrières au service des autres et de leur pays.

— Est-ce que les diplômes de votre Institut seront reconnus par l’Etat ?

— Nous délivrerons à la promotion de magistère 2 un diplôme d’école comme toutes les écoles en création et de nombreuses universités françaises ainsi qu’un titre certifié bac+5 reconnu par l’Etat grâce à un partenariat.

— Comment se fait le recrutement des professeurs, sur quels critères sont-ils retenus ?

— C’est le conseil pédagogique et le responsable chargé de l’enseignement qui sélectionnent les professeurs sur des critères de compétences et d’adhésion au projet pédagogique ainsi qu’à l’esprit de l’ISSEP. Ce conseil scientifique est coprésidé par Patrick Louis, professeur d’université à Lyon 3, et Jacques de Guillebon, essayiste et directeur de rédaction de la revue L’Incorrect. On y trouve également Guillaume Drago, directeur des masters droit public à Assas, Yves-Marie Adeline, professeur d’université en sciences politiques à Caen, Thibaud Collin, philosophe et enseignant, Pascal Gauchon, ancien directeur de Prépasup et directeur d’une revue de géopolitique mais aussi des membres étrangers. Vous trouverez toutes ces informations en détail sur notre site : ISSEP.fr.

— Vos futurs élèves justement ne risquent-ils pas d’être marqués du « diplôme Le Pen » ?

— Toute notre école est construite pour que précisément l’employabilité de nos étudiants soit assurée. Nous leur garantissons une formation originale et de qualité, des stages intéressants grâce à notre réseau de chefs d’entreprise. Nous travaillons activement à mettre des partenariats internationaux en place. Le monde économique a besoin de retrouver du sens et le monde politique de la performance. La génération qui saura à la fois apporter ce sens et cette performance sera celle qui réussira et comptera.

— Est-ce pour cela que vous avez renoncé au nom de Le Pen ?

— Ce n’est pas un renoncement mais le moyen pour moi d’acter mon retour à la vie civile. Mon nom légal est Marion Maréchal. J’y avais adjoint le nom de ma mère, Le Pen, en 2012, pour en laver l’honneur à Carpentras, 20 ans après la sordide affaire. Je pense avoir mené cette mission à bien et n’ai plus de raison de porter mon nom politique aujourd’hui.

— Vous tablez finalement sur un combat à long terme, le combat culturel, métapolitique, avec une vue à 15 ou 20 ans, mais est-ce que vos dirigeants de demain ne risquent pas d’arriver trop tard dans un pays en ruine ?

— Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue, disait Hugo. Je suis convaincue que le délire soixante-huitard est fini, que le constat de la faillite de l’éducation est en grande partie partagé et que la majorité des Français ne supporte plus le conformisme et le sectarisme qui règnent dans une partie du milieu intellectuel français. Notre école arrive à point selon moi. Par ailleurs j’ajoute une phrase que j’ai souvent répétée et qui m’est chère : Il n’y a que les combats qui ne sont pas menés qui sont perdus d’avance.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article repris du quotidien Présent

9ème cérémonie des Bobards d’Or, le 12 mars à Paris

La loi anti « fake-news » annoncée par le gouvernement peine à voir le jour

25/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En discussion en ce moment à l’Assemblée nationale, la décriée loi anti fake-news, qui a pour objectif de lutter contre les fausses rumeurs, notamment lors des campagnes électorales, butte sur des difficultés.

Pourtant le ministre de la Culture, Mme Nyssen, justifie ce projet en considérant que « la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus ». Néanmoins, lors des discussions, les parlementaires peinent à définir ce qu’est une fausse nouvelle ou une fausse information. Et l’avocat Thierry Vallat, spécialisé dans le droit du numérique, signale une faille juridique majeure de ce projet de loi: si l’Etat peut en quelque sorte dénoncer une fausse nouvelle propagée par un internaute, rien ne permet de juger l’intentionnalité de l’acte en question.

Cette loi risque de devenir un boulet pour le gouvernement, qui dans tous les cas, porte une atteinte à la liberté d’expression et à celle de la presse.

L’Algérie réprime les chrétiens : l’islam est-il impérialiste ?

À chacun de juger si l’islam est intrinsèquement une idéologie impérialiste ou si ce sont les États qui l’instrumentalisent.

Le gouvernement algérien réprime tout acte de conversion au christianisme et se montre de plus en plus répressif contre les Algériens qui n’ont pas l’heur d’être musulmans. Ce n’est pas nouveau. L’ordonnance du 28 février 2006, qui fixe les conditions et règles d’exercice des autres religions, garantit, en théorie, le libre exercice du culte et la tolérance, mais rappelle que la religion de l’État algérien est l’islam et punit de prison ou de lourdes amendes quiconque « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion ». Une conception pour le moins paradoxale de la liberté religieuse.

On apprend ainsi, dans Le Figaro, qu’un chrétien évangéliste a été condamné, le 16 mai, à 100.000 dinars d’amende (cinq fois le salaire de base mensuel) pour avoir transporté… trois bibles dans sa voiture. Les communautés subissent des mesures d’intimidation. Des lieux de culte sont fermés pour infraction à la législation. Bref, l’islam affirme sa suprématie. Certes, il y a pire : certains pays du monde arabe vont jusqu’à condamner à la peine de mort les musulmans qui se convertissent au christianisme ! Mais cela n’excuse pas l’Algérie, où il n’est pas rare que des chrétiens soient inculpés pour « atteinte à l’islam et au prophète Mohammed ».

Les raisons politiques ne sont pas absentes. La rupture religieuse est une façon de s’opposer au pouvoir, de contester l’arabo-islamisme dans lequel on ne se reconnaît pas et de renvoyer à une histoire bien plus ancienne. C’est, notamment, le cas en Kabylie où s’affirmer chrétien est aussi un moyen de revendiquer une identité. Le gouvernement algérien voit, dans le christianisme, un risque de désintégration de son unité. De son point de vue, il défend ses intérêts. Le problème, c’est qu’il refuse aux musulmans le droit de se convertir, pas de convertir ni de s’implanter dans les pays occidentaux.

Non seulement l’Algérie envoie des imams en France pour le ramadan – avec la bénédiction du gouvernement –, mais elle profite de la liberté d’opinion, définie par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, pour y faire la promotion d’une religion qui, par essence, ne fait pas la différence entre le religieux et le politique. Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que cette confusion entre le spirituel et le temporel favorise l’expansion de l’islam politique. Rappelons, pour mémoire, que l’UOIF, proche des Frères musulmans, a rejeté, en 1999, tout engagement garantissant le droit de changer de religion.

Il ne s’agit pas d’interdire l’islam en France, mais de ne pas mettre sur le même plan, au nom de la laïcité, la religion musulmane, avec ses interprétations les plus radicales, et la religion chrétienne. Reconnaître que la France est de culture judéo-chrétienne, que c’est son histoire, son identité, qu’on n’a pas à en avoir honte n’est pas renoncer aux principes de la République. Mais quand un ministre de l’Intérieur ne touche qu’avec des pincettes aux mosquées salafistes sous prétexte que le salafisme n’est pas interdit, on peut se demander si une liberté religieuse débridée n’est pas une faiblesse, qui peut conduire au délitement de notre pays.

À chacun de juger si l’islam est intrinsèquement une idéologie impérialiste ou si ce sont les États qui l’instrumentalisent. Nos dirigeants devraient chercher l’équilibre entre le respect des principes et les contraintes nécessaires pour sauvegarder la cohésion et l’unité de la France. Fermer les yeux, rester les bras croisés ou les mains liées devant le développement de l’islam, c’est déjà accepter qu’elle s’efface un jour de l’Histoire.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Cédric Herrou : la fabrique d’un héros par les médias dominants

Le militant immigrationniste Cédric Herrou contesté à Saint-Malo

25/05/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon notre confrère de Breizh-Info le fameux délinquant passeur de migrants qui était l’invité d’ « Étonnants voyageurs », pensait retrouver à Saint-Malo le soutien enthousiaste qui lui fut réservé à Cannes par le ban et l’arrière ban du « Chaud-Bise ».

En effet, tout comme le festival de Cannes qui fait, si besoin en était, la promotion de l’immigration, le festival « Étonnant Voyageurs » appelle par la plume de son directeur, le militant historique d’extrême gauche Michel Le Bris, à la mise en place d’une « gouvernance mondiale » pour « accompagner les migrations ».

Cette fois, des militants du Front national s’étaient rassemblés devant l’entrée du Palais du Grand Large à Saint-Malo, arborant une banderole sur laquelle on pouvait lire « Herrou délinquant, immigrationniste, dehors ! ». Ceci provoqua immanquablement la colère, presque hystérique, de quelques festivaliers à têtes grises de la génération humanitaire !

Reconquérir la France !, par Philippe Bilger

Il y a la France légale, la France officielle et, en son sein, une multitude de territoires réels, transgressifs, violents, riches du trafic de drogue et assurés d’une quasi-impunité. Des sociétés en autarcie malfaisante et en certitude d’être laissées tranquilles se multiplient et la France n’est plus en France partout. Il faut la reconquérir.

Le président de la République n’a pas voulu d’un nouveau plan pour les banlieues et a annoncé un changement de méthode. Il a sans doute raison sur le premier point mais pour le second, il a énuméré avec lucidité les maux affectant les cités – principalement le trafic de drogue avec ses ramifications internationales que la désertion policière rend infiniment lucratif et serein -, proposé avec pragmatisme des pistes, incité à la mobilisation les grandes entreprises, souhaité la multiplication des stages et la disparition des freins à l’embauche et, enfin, rêvé d’une société de “la vigilance”. Il y a du volontarisme et de la sincérité dans le propos présidentiel mais il a résonné étrangement, à cause notamment de sa dénonciation de la drogue – à juste titre il refuse sa légalisation – et de son trafic, dans une conjoncture où notamment à Marseille, à Pau, à Toulouse, à Grenoble et à Paris, des événements graves se sont déroulés qui ont démontré qu’on pouvait dans notre pays faire à peu près n’importe quoi, en particulier le pire sur le plan des violences et des dévastations comme à Paris, de l’appropriation guerrière d’une cité comme à Marseille et du massacre d’un homme par une bande de tout jeunes gens comme à Pau (Le Monde, Le Parisien).

La drogue, à Marseille, à Pau et à Toulouse – 5 policiers blessés alors qu’ils contrôlaient un véhicule près d’un point de deal – était à la source de ces comportements scandaleux.

Mais à Paris, à nouveau les Black Blocs ont sévi au cours d’une manifestation où on a brûlé l’effigie du président de la République représenté avec une balle dans la tête. Cette incurie parisienne est criante qui avait déjà été précédée – et donc largement alertée – par la terrifiante manifestation de casse et d’agressions du 1er mai quasiment en liberté. A Grenoble, des CRS en repos, rentrant dans leur cantonnement, étaient agressés par “une quinzaine de voyous embusqués dans des buissons” (Le Figaro).

Dans une cité de la région parisienne il a fallu dix ans pour que soient expulsées cinq familles qui, avec leur trafic, pourrissaient un environnement qui n’aspirait qu’à la tranquillité.

Je ne mélange pas au hasard des péripéties même si je ne méconnais pas le caractère particulier de la délinquance dans certaines cités de Marseille et que la longueur des procédures incriminerait plutôt la Justice. J’ai conscience de la facilité du “il n’y a qu’à” et de l’incantation exigeant seulement du courage politique, comme si miraculeusement moyens, policiers et restauration de l’ordre allaient advenir sans tarder. Aucun pouvoir, sur ce plan, n’a manqué de bonne volonté ni de résolution. Mais toujours de constance. En préférant de manière ostentatoire les opérations coups de poing, d’ailleurs rares, à l’action empirique, efficace et soutenue dans la quotidienneté de ces lieux et de ces cités où la France, je le répète, est à reconquérir.

Il me semble qu’on passe trop de temps à expliquer les motifs de notre effondrement et de notre dépossession mais qu’on met trop peu d’énergie pour y remédier.

Non pas que ce soit aisé mais j’incline à croire que rien ne s’accomplira jamais si on ne tient pas pour nécessaires quelques données.

On a bien compris que l’autorité était discutée partout et à tous les niveaux et que ce délitement ne diminuera pas au fil du temps. Ce constat fait, il est essentiel que l’Etat et les pouvoirs publics n’en prennent pas seulement acte mais s’engagent pour le réduire, s’y opposer, s’imposer et manifester, à chaque arbitrage significatif, que la France officielle, légale n’a pas vocation à passer sous la table démocratique au profit des multiples dissidences qui la fracturent et se comportent comme si elles étaient chez elles et persuadées de ne jamais en être délogées.

On ne peut pas systématiquement accuser la police d’inaction et se plaindre de ses interventions trop rares et toujours dangereuses dans les cités si on continue, même au plus haut niveau, à ne pas la soutenir systématiquement, sauf preuve de transgressions irréfutables de sa part, en la présumant coupable quasiment à tout coup. Une police qui, dans les situations difficiles qu’elle est amenée à affronter, n’a pas la certitude d’une adhésion à la fois politique et républicaine, est une police tentée par l’abstention plus que par l’action, répugnant aux crises et aux tensions inévitables au profit d’un abandon tactique et d’une fuite habile de ses responsabilités. Une attitude solidaire de l’Etat, ne se lavant pas les mains lâchement, comme trop souvent, des risques et des conséquences préjudiciables des missions de police, aurait pour effet de susciter plus de confiance chez celle-ci et donc plus de maîtrise de son pouvoir au quotidien.

Il n’y aura pas la moindre chance de restaurer l’ordre républicain partout où il est nié si la multitude des opérations contraignantes et vigoureuses nécessaires à cette fin n’est pas approuvée, validée, légitimée et défendue par les autorités politiques.

On me cite trop l’exemple de New York et de Rudolph Giuliani son maire de 1994 à 2001 – avec sa tolérance zéro et son éclatante réussite – au regard de notre “guerre” française pour l’instant perdue pour que je ne m’y arrête pas pour conclure. Je ne connais pas l’ensemble des modalités procédurales qui entravaient ou facilitaient l’action de ce responsable d’exception mais il est certain qu’il devait bénéficier d’une latitude autorisant une large autonomie de sa part et d’une relation exemplaire avec la justice new-yorkaise. Rien n’aurait pu prospérer sans cette double condition.

Est-il même utile de souligner combien chez nous les rapports entre magistrature et police, entre le pointillisme de l’une et l’efficacité de l’autre sont biaisés, contradictoires, parfois même hostiles ? Bien au-delà du militantisme du Syndicat de la magistrature !

Reconquérir la France ! Ce n’est pas une injonction vide de sens, une provocation. C’est l’obligation que se formule un citoyen navré de l’impuissance de son pays, de l’impunité des désordres et des violences et de l’acceptation apparente d’une fatalité qui n’en est pourtant pas une.

Reconquérir la France ! Une exigence républicaine, une condition de survie.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Le « Royal Wedding », une opération de propagande anti-européenne

C’était une évidence. Le mariage princier entre Harry de Galles et Meghan Markle n’était pas seulement une cérémonie religieuse. Aujourd’hui, le caractère multiculturaliste et pro-africain de l’événement est assumé par de nombreux médias. Le Monde ne s’y trompe pas, évoquant l’« identité noire » célébrée par les médias internationaux : « La chorale gospel, la présence d’Oprah Winfrey, le sermon du révérend Michael Bruce Curry : autant de symboles pour revendiquer la culture afro-américaine de Meghan Markle. »

Des Africains en vedettes

C’est un élément qui a été remarqué par tous les spectateurs de cet événement mondial. Le mariage entre Harry de Galles et Meghan Markle a mis en valeur de nombreuses personnalités d’origine africaine. Cette métisse afro-européenne avait en effet décidé de donner un ton cosmopolite à cette cérémonie : un choix militant qui s’est matérialisé par la présence de nombreux Africains.

D’abord, le révérend Curry, primat de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis et afro-américain. Il a prononcé un long sermon enflammé – tranchant avec la solennité de cette cérémonie – qui n’aura pas manqué de mettre mal à l’aise de nombreuses personnes dans l’assistance et parmi les téléspectateurs. Dans ce sermon, il a rappelé l’esclavage des Africains par les Européens et a rendu hommage à Martin Luther King.
Deux autres hommes d’église d’origine africaine étaient en vedettes : Anba Angaelos, archevêque orthodoxe britannico-égyptien, et Rose Hudson-Wilkin, femme prêtre d’origine africaine. Ils ont tous les deux pris la parole lors de la cérémonie.

Ensuite, une chorale de gospel afro-britannique était présente pour interpréter le tube de l’Afro-Américain Ben E. King « Stand By Me ».

Enfin, le violoncelliste Sheku Kanneh-Mason, Britannique d’origine africaine, a joué de longues minutes plusieurs œuvres choisies par les mariés.

L’identité noire célébrée

Au lendemain du mariage entre Harry et Meghan, c’est Le Monde lui-même qui avoue que la cérémonie avait été pensée comme une opération de propagande multiculturaliste. Reprenant des analyses publiées dans plusieurs médias internationaux prestigieux, Le Monde admet en effet que Meghan a pensé la cérémonie comme un moment de propagande.

Le Daily Mail ne s’y trompe pas : « Meghan Markle a lancé sa propre mini-révolution en se mariant au prince Harry avec une cérémonie multiculturelle et influencée par les Etats-Unis. Un mariage d’un genre que la famille royale et les millions de téléspectateurs n’avaient jamais vu auparavant. »

En Grande-Bretagne toujours, la chroniqueuse anti-raciste d’origine africaine Afua Hirsch a vu la cérémonie comme une « célébration de la négritude » et n’a pas manqué de souligner que « Markle a utilisé son mariage pour initier ses nouveaux proches à la négritude ».
Et de renchérir : « Le choix de Markle était clair et les gens ont répondu. »

Côté musique, le violoncelliste Sheku Kanneh-Mason avait été « expressément demandé par Meghan Markle » selon Afua Hirsch.
Sur le choix de la chorale et de la chanson « Stand By Me », la militante note qu’il s’agit d’une « chanson d’amour, oui, mais l’une des premières à avoir été utilisées dans le mouvement pour les droits civiques, devenant un symbole des protestations face aux injustices raciales ».

Et l’article du Monde de conclure en citant Sarah Lyall dans le New York Times : « Il est clair que la mariée voulait faire ressortir son identité raciale, mettre son patrimoine à l’honneur devant un vaste auditoire. Dans une institution si blanche, dans un pays où il y avait de sérieux problèmes raciaux, c’était un geste marquant. Et ce fut un moment extrêmement symbolique sur la scène mondiale, incluant la possibilité de changer la vision du monde sur la famille royale, et peut-être même la vision de la Grande-Bretagne sur elle-même. »

Une opération de propagande africaine et donc anti-européenne

C’est donc un choix délibéré de Meghan Markle que d’avoir donné à cette cérémonie une énorme coloration africaine. Cette métisse, africaine par sa mère Doria Ragland – elle-même métisse puisque seule sa mère était africaine –, a donc choisi d’imprimer sa marque sur la tradition européenne.

Il s’agissait clairement d’une opération de propagande africaine et donc anti-européenne.
Plutôt que de se fondre dans le moule européen, Meghan Markle a choisi de faire primer ses origines africaines de manière frontale.

Malgré le fait qu’elle soit simplement quarteronne, son identité noire a primé sur le reste et Meghan Markle a agi en militante multiculturaliste voulant révolutionner les traditions d’une famille prestigieuse, symbole de l’identité européenne.
Loin d’être un acte anodin, ce militantisme anti-européen est un symbole de l’accélération dramatique de la guerre totale qui est menée à l’identité européenne.

Nicolas Faure

Texte repris du site Polémia

Entretien : Jean-Pax Méfret, une voix qui porte loin et fort

Jean-Pax Méfret est en concert à Versailles le week-end prochain. Il répond aujourd’hui aux questions adressées par le journal Présent.

— Cette passion pour la chanson, cette oreille musicale, d’où vous viennent-elles ?

— La chanson a toujours fait partie de mon environnement naturel, et notamment familial. Ma mère écoutait beaucoup de musique. Et ce qu’on appelait « les variétés » en faisait partie. Je me suis moi-même pris au jeu de cette musique qui accompagne tous les moments de la vie. Collégien, je tenais l’harmonium chez les maristes. J’ai fait du scoutisme, aussi. Et la chanson y tenait une place considérable. On pratiquait le canon. J’ai gratté un peu la guitare.

C’est en prison [pour « crime » d’Algérie française, N.D.L.R.] que je me suis mis à écrire. Il s’agissait plutôt de poèmes, mais je les ai mis en musique. Et c’est devenu des chansons.

— En 1974, vous avez fait une percée fulgurante. Pourquoi six années de silence, ensuite ? Elles intriguent, dans votre parcours.

— Il n’y a rien de mystérieux, en fait. En 1974, j’ai simplement voulu témoigner par la chanson d’une situation. Mais je ne prétendais pas en faire mon métier. Je suis devenu grand reporter, ce qui n’était pas vraiment compatible avec une carrière artistique. Mais ayant couvert de nombreux conflits et théâtres d’opérations (je pense à Kolwezi, notamment), j’ai trouvé sur le terrain l’inspiration pour de nouvelles chansons. J’essayais de traduire en chansons ce que les hommes au cœur de ces conflits, et en particulier les militaires français, pouvaient ressentir.

— Vous vous définissez parfois comme un journaliste qui chante. Fausse modestie ou sentiment que la chanson serait un art mineur ?

— Effectivement je suis un journaliste qui chante, car ce que j’illustre par la chanson, ce sont des tranches d’histoire, des tranches d’actualité. Dièn Bièn Phù, Kolwezi, le chômage, les faits divers, Soljenitsyne, tout cela je l’ai vu avec des yeux de journaliste. Je témoigne de ce que j’ai vu, par mes articles. Mais j’ai voulu témoigner aussi par la chanson. Dans certains de mes disques, les chansons s’accompagnent de récits, de textes parlés, qui apportent une explication, situent la chanson dans son contexte historique ou géopolitique.

— Vos chansons à texte, sur l’Indochine, l’Algérie, et même le mur de Berlin ou le goulag, parlent surtout à la génération de l’immédiat après-guerre. Comment expliquez-vous un succès devenu cependant intergénérationnel ? Pensez-vous qu’il vienne d’un répertoire qui s’enrichit de l’actualité (Noun, par exemple, sur les chrétiens d’Orient), ou de l’appropriation, par les nouvelles générations, du « roman national » ?

— Il y a sans doute un peu des deux. Mon répertoire évolue avec l’actualité, mais les nouvelles générations connaissent aussi mes premières chansons. Je crois qu’une transmission s’opère de génération en génération, sans doute d’abord par l’audiothèque des parents, voire des grands-parents. Les nouvelles générations s’approprient successivement un héritage musical.

Tout récemment j’ai été invité à un salon du livre organisé par une école, où je dédicaçais mes livres (1). L’organisateur m’a demandé si j’accepterais de chanter quelques-unes de mes chansons. A ma grande surprise, je me suis aperçu que beaucoup des élèves connaissaient ces chansons par cœur ! Certains d’entre eux m’ont dit qu’ils avaient découvert l’existence du mur de Berlin ou du goulag… par mes chansons ! Je vous avouerai que cela m’a fait plaisir.

PS : Jean-Pax Méfret a publié plusieurs essais et livres de souvenirs, notamment Jusqu’au bout de l’Algérie française (sur le colonel Bastien-Thiry), et 1962, l’été du malheur (sur la tragédie des pieds-noirs).

Prochains concerts :
Le 26 mai (à 20 h) et le 27 mai (à 15 h) au théâtre Montansier à Versailles.

Propos recueillis par Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Le nouveau dictionnaire de novlangue est sorti

24/05/2018 – FRANCE (NOVOpress)
L’essayiste Michel Geoffroy en collaboration avec la fondation Polémia, publie régulièrement une nouvelle version augmentée de son dictionnaire de novlangue.

Cette année, il convient de souligner l’apparition d’une trentaine de nouveaux mots employés par la très inventive caste médiatique. Parmi ce florilège, notons l’arrivée des termes de « casseurs » utilisés pour désigner les milices d’extrême gauche, ceux « déracinés » et « exilés » pour désigner les immigrés clandestins ou encore celui « trublion » employé pour désigner un islamiste menaçant.

Il est possible de se procurer ce nouveau dictionnaire de novlangue sur le site de Polémia pour la modique somme de 10 euros.


Le vrai plan banlieue : quand chez toi devient chez eux – Cyril Raul (Les Identitaires)

Communément, l’expression « plan banlieue » évoque un énième plan d’aides aux quartiers immigrés, synonyme de milliards dépensés en pure perte pour acheter une hypothétique paix sociale. L’objectif affiché : « intégrer » ces quartiers au reste de la société française. Pourtant, le vrai « plan banlieue », celui palpable, concret, tangible, désigne un mécanisme inverse, un phénomène d’ampleur qui ravage nombre de nos villes et de nos villages. Le véritable « plan banlieue », qui s’étend actuellement partout en France, ce n’est pas la politique de la ville qui s’applique à la banlieue, mais la « politique » de la banlieue qui s’applique dans nos villes.

Pour tâcher d’être plus clair, voici comment se déroule un vrai « plan banlieue », dans la vraie vie. Prenons un exemple très concret, celle d’une petite ville de la « France périphérique » de 7000 habitants, appartenant pour la plupart à la petite classe moyenne blanche rurale ou semi-urbaine. Un centre-ville jusque-là agréable avec quelques commerces. Mais aussi un « quartier sensible » dont les habitants sont très majoritairement issus de l’immigration maghrébine et africaine.

Première étape du vrai « plan banlieue » : des habitants de la cité commencent doucement à fréquenter le centre-ville. Ils investissent notamment les bistrots, et surtout leurs terrasses. Une fois installés (face à la rue, si possible), ils commandent un café. Le fameux « café en terrasse » : combien de patrons n’en servent plus ou appliquent des tarifs prohibitifs afin de prévenir ce type de phénomène dans leur établissement ? Car une fois leur terrasse investie par cette nouvelle clientèle, les passants ne s’arrêtent plus, les habitués viennent de moins en moins : pour le bistrot, c’est fini. Les nouveaux « clients » se montrent, sont bruyants, fixent les badauds. Ils occupent et imprègnent les lieux.

Deuxième étape du vrai « plan banlieue » : les habitants de la ville commencent discrètement à se plaindre du bruit, des incivilités, de l’insécurité. Des mobylettes qui tournent dans le centre-ville tard le soir. Des « petits groupes » qui investissent la place. Les discussions entre habitants du quartier évoquent ces cas d’un voisin qui s’est fait agresser, de cette jeune fille qui s’est faite insulter. On parle de ces regards insistants, pesants. Le centre-ville finit par être progressivement déserté.

Troisième étape du vrai « plan banlieue » : le taux de fréquentation du centre-ville chute, le prix de l’immobilier s’écroule, les commerces mettent la clé sous la porte. Le taux de vacance commerciale explose. Un kebab ouvre. Puis un deuxième. L’occupation du quartier devient totale : ils sont désormais chez eux, chez vous. Le « plan banlieue » est terminé. La ville ne s’en remettra pas.

Ce modèle de « plan banlieue » s’applique silencieusement depuis 40 ans. Mais il n’a jamais aussi bien fonctionné puisqu’il touche aujourd’hui tous les types de villes, y compris celles de quelques milliers d’habitants situées dans la France périphérique, loin des banlieues des grandes agglomérations françaises.

Dans une interview pour le Figaro, Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies de l’Ifop, affirme ainsi qu’« on observe un phénomène de généralisation et de dissémination de ces problématiques sur l’ensemble du territoire national et plus seulement à la périphérie des métropoles ou dans le fameux « 9-3 »(…). Il n’existe plus une préfecture ou sous-préfecture française qui n’ait pas son quartier « chaud ». Et le phénomène s’étend à des territoires encore plus petits. Ainsi à Trèbes, village de 5600 habitants, on compte aussi une zone « sensible », le quartier de l’Aiguille. Derrière le discours officiel de la « petite ville de province où tout le monde se connaît » se cache une autre réalité : Marine Le Pen y a fait 48 % au second tour de la présidentielle ».

Le vrai « plan banlieue » n’est pas un plan concerté. Il n’est que la conséquence pratique de l’immigration massive (la force du nombre) couplé avec l’esprit de revanche et sa logique tacite de conquête. Il se construit autour d’un rapport de force implicite mais permanent, décrit sans détour par le géographe Christophe Guilluy dans son livre La France périphérique : « Ces terres de contacts sont aussi celles du séparatisme et d’une « lutte » non dite pour le territoire, et notamment des lieux symboliques que représentent par exemple le centre-ville ou la place du village. Qui baisse les yeux ? Qui prend le pouvoir symbolique, celui de la rue ? ». Le vrai « plan banlieue » se nourrit de la lâcheté de nos gouvernants (des ministres aux maires), mais aussi, chacun doit l’admettre, de nos petits renoncements du quotidien. Pour l’instant, les villes, les villages et les quartiers encore préservés du « plan banlieue » sont ceux où les « terres de contacts » dont parle Christophe Guilluy parviennent encore à être évitées. Jusqu’à quand ?

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

La banlieue et les « deux mâles blancs », par Guy Rouvrais

L’originalité du plan banlieue d’Emmanuel Macron est que ce n’est pas un plan banlieue quoiqu’il en ait toutes les caractéristiques, mais il lui fallait faire dans l’original ; il a donc expliqué qu’il ne s’agissait que d’un ensemble de mesures cohérentes tourné vers l’avenir, ce qui pourrait être la définition d’un plan. Mais, il n’y croit plus pour la banlieue « parce que cette stratégie est aussi âgée que moi », a-t-il dit, ce qui a donné un coup de vieux à Borloo. Le chef de l’Etat a donc tenu un long discours de près de deux heures à l’intention des habitants des quartiers qui « ne croient plus dans les grands discours. » Il a ajouté cette étonnante précision : « ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un rapport. Ça ne marche plus comme ça. » S’il avait parlé de « deux femelles noires », on aurait vu le ban et l’arrière-ban des organisations antiracistes et féministes monter au créneau, mais là, les « deux mâles blancs » évoqués de façon péjorative n’émeuvent personne…

Ce qui différencie le non-plan Macron des plans antérieurs est qu’il n’en détaille pas le coût, ce qui est prudence au moment où il laisse filer les dépenses publiques sous le regard inquiet de Bruxelles. Mais le reste y est ! Et notamment la « discrimination positive » qui incite – avant d’obliger – les entreprises à privilégier l’embauche des jeunes des « quartiers », lesquelles entreprises étant en même temps systématiquement soupçonnées de discrimination raciale et que l’on va piéger par le « testing », vieille ficelle de SOS Racisme pour hurler à la discrimination lorsque la candidature d’un « jeune » des banlieues au CV trop léger n’est pas retenue. Alors que le non-plan Macron vise à en finir avec « l’assignation à résidence » des habitants des « quartiers populaires », il l’accentue et l’officialise en leur offrant un statut privilégié. Lequel se retournera contre eux, certains se demanderont toujours s’ils doivent leur emploi à leurs compétences individuelles ou à leur appartenance à une « zone prioritaire ». Les jeunes qui « galèrent » dans les banlieues non prioritaires n’auront droit à rien, ils n’avaient qu’à habiter ailleurs…

Le président a déploré l’antisémitisme renaissant sans le lier au fait que nombre de ces banlieues sont sous la coupe des islamistes qui, de fait, y font la loi. Après la parade provocatrice d’une bande de voyous arrosant un quartier de Marseille à la kalachnikov, le chef de l’Etat ne pouvait pas ne pas évoquer le trafic de drogue qui pourrit les cités. Mais ça pourra attendre encore un peu ! Il va y avoir un « un plan de mobilisation générale » mais pas avant le mois de juillet. Faut-il penser que, jusque-là, il n’y avait qu’un plan de mobilisation relative et que, grâce à l’épisode marseillais, elle est devenue générale ?

La seule vraie nouveauté qui aurait pu être positive, eût été la communication aux maires des fichés S de leur commune. Mais ce n’est pas le cas, contrairement à ce que l’on a dit un peu hâtivement. Il a, au contraire, déclaré qu’on ne « peut pas dévoiler » l’identité des fichés S, il s’est simplement engagé à instaurer un « dialogue systématique » entre les maires et les préfets sur les « personnes identifiées comme les plus à risques ». Encore un effort, Monsieur le président !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 23 mai 2018

Balkans : nouvelle barrière anti-immigration

24/05/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Croatie fait face à une nouveau flux migratoire arrivant depuis la Bosnie. L’objectif des migrants n’a pas varié : rejoindre l’Europe Occidentale, en passant par la Slovénie. Ce dernier pays pourrait se retrouver dans un avenir proche avec 60.000 clandestins bloqués à la frontière de l’Autriche peu encline à les laisser entrer.

Cette nouvelle route balkanique traverse l’Albanie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine avant de rejoindre la Croatie puis la Slovénie. Alors que la Croatie reste passive pour le moment, le Monténégro semble quant à lui décidé à empêcher ce scénario d’advenir. Vojislav Dragovic, chef du département de la police des frontières au ministère de l’Intérieur du Monténégro a déclaré à la télévision publique que la construction d’une barrière frontalière avec l’Albanie était envisagée.

D’autant que l’Albanie ne semble pas disposée à reprendre les clandestins qui arrivent au Monténégro, en dépit d’accords bilatéraux entre le Monténégro et l’Albanie. La Hongrie a déclaré être disposée à offrir au Monténégro 25 km de grillage frontalier sur les 172 km que compte la frontière. Un bel exemple de coopération européenne !

La Marion Maréchal Académie est lancée !, par Caroline Parmentier

Pendant que la Sorbonne se voile, Marion Maréchal ouvre son école supérieure : Ce sera l’Institut des sciences sociales économiques et politiques : l’ISSEP. Les premiers étudiants seront accueillis dès le mois de septembre.

Le site de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques a été mis en ligne mardi. En quelques heures il était pris d’assaut et saturé, victime de son succès. On y découvre le contenu pédagogique de l’académie politique imaginée par l’ancienne députée Front national et inaugurée le 22 juin prochain.

« Excellence, éthique, enracinement et engagement » sont les quatre valeurs fondatrices revendiquées sans ambiguïté dès le mot d’accueil de la direction, signé de Marion Maréchal, « directrice et ancien député » et de Patrick Libbrecht « président honoraire, ancien DG de sociétés alimentaires françaises » :

« L’exigence de performance est centrale dans les attentes des citoyens envers les élus. C’est la singularité et la richesse de notre projet que de faire émerger des décideurs économiques qui placeront leurs ambitions au service de projets utiles à la société et ne s’enfermeront pas dans une simple logique comptable ou financière, ainsi que des décideurs publics qui insuffleront une nouvelle vitalité à la vie politique de notre pays. »

Situé à Lyon dans le quartier de la Confluence, l’ISSEP propose deux types de formations : un magistère sur deux ans, où l’on entre à Bac+3 pour 5 500 euros par an. Et une formation continue le week-end pour les actifs et les étudiants.

Au programme, des cours de gestion de projet, de direction des hommes, de communication, de droit constitutionnel, de politique internationale, de campagne et d’analyse électorale, de science politique, d’économie, de religion et société, des « stages d’aguerrissement » ainsi que plusieurs activités « afin de transmettre aux étudiants les richesses du savoir-vivre et du savoir-être à la française. » L’école a prévu plusieurs journées portes ouvertes, le 26 juin, le 5 juillet et le 28 août.

Les enseignements seront assurés par des universitaires et des acteurs de la société civile. Dans le conseil scientifique, on retrouve plusieurs noms amis, comme l’universitaire et écrivain royaliste Yves-Marie Adeline, le directeur de la revue L’Incorrect, Jacques de Guillebon, le secrétaire général du Mouvement pour la France Patrick Louis, ou encore Pascal Gauchon, directeur de la revue de géopolitique Conflits, le constitutionnaliste Guillaume Drago (professeur en droit public à l’université Panthéon Assas). Autre présence notable, le britannique Raheem Kassam, rédacteur en chef de Breitbart à Londres.

Dans Valeurs actuelles en février dernier, Marion Maréchal expliquait l’importance de la bataille culturelle à côté de l’action politique et sa volonté « métapolitique » de créer une académie susceptible de « détecter, instruire et former les dirigeants de demain ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 23 mai 2018

Facebook : les identitaires, la censure et les libertés publiques

23/05/2018 – EUROPE (NOVOpress)
La suppression par Facebook de la page de Génération Identitaire, qui rassemble plus de 200.000 abonnés, a suscité un vif débat public. Dominique Reygnié, directeur général de la Fondapol, s’en est ému dans une tribune parue dans le Figarovox.

Selon lui, « la question posée par la fermeture du compte de Génération identitaire est, à proprement parler, cruciale : il s’agit de savoir si nous sommes engagés dans un processus de privatisation de nos libertés publiques et en dehors de tout contrôle de type juridictionnel ou parlementaire. »

Nicolas Bay, patron du Front national au Parlement européen, a lui aussi soulevé la question de cette censure politique et directement interpellé le président-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, auditionné hier par les députés européens. Ce dernier s’est contenté d’une réponse évasive affirmant qu’il était très attaché à la liberté des opinions politiques.

La Ligue du Nord et le mouvement Cinq Étoiles s’allient et fondent un gouvernement commun

23/05/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est officiel Matteo Salvini de la Ligue du Nord et Beppe Grillo du Mouvement Cinq Étoiles sont parvenus à un accord gouvernemental. Cette annonce constitue un coup de théâtre dans la mesure où Matteo Salvini s’était refusé initialement à une alliance avec le mouvement Cinq Étoiles réputé trop à gauche.

C’est Giuseppe Conte, personnalité politique acquise au mouvement Cinq Étoiles qui a été désigné Premier Ministre

Originaire de Naples, ce juriste universitaire est totalement inconnu du grand public, Sa nomination a rapidement déclenché une polémique. En effet, selon des informations relayées par la presse anglo-saxonne, nombres d’affirmations reprises sur son CV seraient fausses, ou en tout cas non vérifiables. Aucune trace de lui n’a été trouvée à l’Université de New-York, où il prétend avoir fait un séjour académique, ni à l’International Kultur Institut de Vienne,Enfin, l’Université de Cambridge, également citée, a botté en touche au prétexte de confidentialité. Des imprécisions que d’aucun met sur le compte du talent méridional pour l’embellissement de CV, pratique plus ou moins toléré en Italie, mais qui pourrait gêner aux entournures le Mouvement Cinq Étoiles, soucieux de paraître exemplaire.

Malgré ces polémiques, les deux mouvements s’accordent sur un programme commun, résolument eurosceptique et national.

Les deux forces politiques sont moins différentes qu’il n’y paraît. Contrairement au cliché véhiculés par les médias de propagande français, le Mouvement Cinq Étoiles n’est pas à proprement parler un mouvement de gauche, en dépit de sa proposition de revenu citoyen. Hostile au droit du sol, il souhaite restreindre l’accès au droit d’asile et durcir la politique migratoire.

La Ligue du Nord et le mouvement Cinq Étoiles se rejoignent également sur la critique de l’Union européenne, dont les exigences en termes de maîtrise des budgets publics pèsent lourdement sur l’économie italienne. Le programme final a cependant adopté une position plus mesurée, renonçant notamment à la sortie de l’euro et exaltant l’identité européenne. Le véritable enjeu portera donc sur la maîtrise des déficits publics. Sur le volet migratoire en revanche, aucune concession : l’alliance promet l’expulsion d’au moins 500 000 étrangers en cinq ans, avec pour y veiller un Matteo Salvini ministre de l’intérieur

Ce nouveau gouvernement patriote donne déjà des sueurs froides à Bruxelles et à Paris. Bruno Le Maire, qui avait cru bon de critiquer dimanche l’accord entre les deux partis italiens, a été vertement tancé par Matteo Salvini sur les réseaux sociaux.