Gilets jaunes – Samedi dernier, l’Élysée s’était transformé en véritable camp retranché

14/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 8 décembre dernier, pour l’acte IV des Gilets jaunes, redoutant que le palais présidentiel ne fut submergé par la marée jaune de la colère populaire, le chef de l’Etat n’avait pas lésiné sur sa propre sécurité. Selon une information publiée dans le Canard enchaîné, 500 gardes républicains du premier régiment d’infanterie, plus une petite centaine de policiers et de gendarmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République s’étaient positionnés à l’intérieur du palais.

Ils étaient équipés de lances à eau et de drones, tandis qu’à l’extérieur, un hélicoptère était prêt à exfiltrer le chef de l’État. Le palais présidentiel était isolé au centre d’un immense no man’s land, baptisé « bunker institutionnel », englobant le ministère de l’Intérieur, la place de la Concorde et l’Assemblée nationale. D’où sans doute le faciès très affecté affiché par le chef de l’Etat lors de son allocution de lundi dernier…

On était en effet loin du provocateur « Qu’ils viennent me chercher ! », ou encore du « Je suis votre chef ! » asséné crânement aux militaires lors de l’affaire de Villiers. Ce même 8 décembre, atteint d’une subite fièvre conspirationniste, le président ordonnait une enquête de la DGSI concernant rien moins qu’une possible tentative de déstabilisation du pouvoir macronien par la Russie via les réseaux sociaux.

Selon le Canard, le président de la République est en effet persuadé que la cause de tous ses malheurs n’est autre que l’affreux Poutine qui manipulerait dans l’ombre les Gilets jaunes…

Totalitarisme mou et terrorisme dur, par Francis Bergeron

L’attentat de Strasbourg est venu nous rappeler que le gravissime problème du terrorisme n’est pas réglé, que le terrorisme, sous son plus hideux visage, continue à nous menacer. Souhaitons donc pour Chérif Chekkat une élimination dans les délais les plus rapides possibles.

Mais même cet épisode douloureux, qui devrait être un moment d’unanimité, les adeptes du totalitarisme mou, qui nous gouvernent, s’efforcent d’en tirer parti. Que les Gilets jaunes, au-delà de leur opposition à la taxe sur le gasoil, puissent laisser penser qu’ils n’apprécient pas trop l’immigration de masse, l’islamisation à haute dose, est quelque chose qui répugne à l’éditorialiste du Parisien, qui n’hésite pas à fustiger ces « gilets jaunes autoproclamés [qui] ont laissé libre cours à leur imagination, leurs haines, et leurs névroses, sans aucune retenue ». Le Parisien était prêt à tout accepter des Gilets jaunes, mais pas de tels propos « nauséabonds » ! « La colère légitime qui s’est déversée sur les ronds-points a aspiré une batterie de forts en gueule prêts à dire n’importe quoi. » Et voici donc nos Gilets jaunes désormais ostracisés. C’est cela, le terrorisme mou.

C’est par exemple aussi le journal Le Monde qui, sur son site, publie mardi soir un récapitulatif des événements de Strasbourg, soulignant que « la motivation terroriste n’est pas établie ». Le mot même de musulman n’est pas utilisé. L’article serait incompréhensible pour qui n’aurait pas écouté la radio ou la télévision. Ce qui est étonnant « venant d’une rédaction connue pour son omniscience et son infaillibilité », note sur son site, avec une pointe d’ironie, le très impertinent Jean-Gilles Malliarakis.

C’est seulement mercredi, à 8 heures 5 que l’ex-quotidien « de référence » a révélé à ses lecteurs… ce que tout le monde savait depuis la veille au soir, à savoir que l’attentat avait été commis par un islamiste. L’homme était présenté comme un citoyen français âgé de 29 ans. C’est incidemment, par un courrier de lecteur, qu’on pouvait savoir qu’il se prénommait Chérif, et donc supposer… l’indicible !

La religion de l’individu pas citée

Pourtant Le Monde n’est habituellement pas le dernier à marquer son indifférence complète à la présomption d’innocence, quand il s’agit de présumés extrémistes de droite, par exemple.

Le Monde daté du jeudi 13 décembre publie une page entière sur « l’attaque meurtrière », avec la collaboration de cinq de ses journalistes. Impossible, cependant, d’y trouver le nom et le prénom de l’assassin. L’article évoque le fait que l’homme était suivi pour « radicalisation religieuse », mais la religion de l’individu n’est pas citée, et l’article prend soin de faire remarquer que l’attentat n’a pas été revendiqué et que l’individu n’a pas fait de « déclarations religieuses ».

C’est cela le totalitarisme mou, Chérif Chekkat représentant le terrorisme dur. Mais il est parfois difficile de dire ce qui dégoûte le plus.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2018

Attentat de Strasbourg : vous avez dit complotisme ?

14/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier sur CNews, le criminologue Xavier Raufer a fait part d’un certain nombre d’éléments troublants dans le déroulement de l’attentat

Mardi dernier, en début de matinée, quelques heures avant la fusillade, les gendarmes se présentent au domicile de Chérif Chekatt pour l’interpeller dans une affaire d’extorsion et de tentative d’homicide, mais il est absent. Xavier Raufer remarque que les gendarmes sont accompagnés de membres de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, dont les champs d’investigation sont précisément la sécurité intérieure, ainsi que les intérêts fondamentaux de la Nation. Chekatt, simple délinquant ou criminel de droit commun, même multirécidiviste, ne saurait à priori intéresser la DGSI. Selon le criminologue, il fallait donc que la DGSI soit informée de faits précis sur une dangerosité particulière de l’individu, relevant d’un possible passage à l’acte terroriste.

Les enquêteurs se convaincront qu’ils ont vu juste, en découvrant un véritable arsenal au domicile de Chakatt

Pistolet 22 Long Rifle, grenade défensive, chargeurs, armes de poing… Un arsenal en effet amplement suffisant pour commettre un attentat. Les gendarmes font alors leur travail, continue M. Raufer, et diffusent sur le réseau informatique de la police et de la gendarmerie nationales une fiche signalétique de l’individu, accompagnée d’une photo, et soulignant son extrême dangerosité. A 19h30, ce même mardi, Chekatt se présente au pont du Corbeau, l’un des deux points d’accès principaux au centre de Strasbourg, où se déroule le marché de Noël. C’est sans aucune difficulté qu’il franchit le barrage de police, alors même que les policiers, alertés par leur hiérarchie et donc sur le qui-vive, sont censés vérifier les identités, et que ces mêmes policiers ont sur leur ordinateur, à côté d’eux, la photo de Chekatt. « Comment arrive-t-il à rentrer à l’intérieur de la ville ? » s’étonne Xavier Raufer, qui poursuit : « Et comment, [le lendemain soir], le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nunez, peut-il mettre en doute la piste terroriste ? ». Et ce, malgré l’évidence des faits. Deux questions encore sans réponse…

Pour le gouvernement, c’est « Circulez, y a rien à voir ! »

Avant-hier, sur Europe1, Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice, a assuré de son côté qu’il n’y avait eu « aucun dysfonctionnement de la justice dans le suivi de Chérif Chekatt ». Rappelons qu’à 29 ans, Chekatt faisait l’objet de 27 condamnations et de 67 signalements. Ce laxisme judiciaire, ainsi que la scénarisation irénique du réel opéré par des médias à la botte, exaspèrent les Français qui ont par ailleurs pu constater la sévérité de la répression policière qui frappent les Gilets jaunes. Le complotisme ambiant des réseaux sociaux n’est qu’un symptôme « populiste » lié à cette exaspération. Dans son livre « La France Interdite », Laurent Obertone montre que « les théories du complot les plus puissantes et les plus délirantes sont portées par les grands médias ».

Fiche S: qu’est ce que c’est ? Combien de personnes sont concernées ?

13/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
En France, une fiche S est une fiche signalétique du fichier des personnes recherchées. La lettre S est l’abréviation de « sûreté de l’État ». Les fiches S sont principalement émises par la direction générale de la Sécurité intérieure.

A noter qu’il ne n’agit pas d’un fichier pénal. Les personnes qui figurent sur une “fiche S” n’ont donc pas forcément été condamnées – c’est même le cas de la grande majorité d’entre elles.

En France, combien de personnes sont concernées ?


L’immigration, Macron et SOS Racisme, par Jean-Gilles Malliarakis

Emmanuel Macron, ce 10 décembre, dans sa courte allocution de 13 minutes, aura abordé de nombreux sujets, formulé de nombreuses propositions. Changeant légèrement de ton et d’allure, il s’est exprimé dans le style des exposés que l’on appréciait dans ma jeunesse, il y a plus d’un demi-siècle, à l’Institut d’Études politiques rue Saint-Guillaume. À l’époque, cependant, on devait s’en tenir à 10 minutes et construire en deux parties et deux sous-parties.

Cette prestation comportait donc des longueurs. Elles enrobaient des propos parfois ambigus. On peut se demander s’ils ont été appréciés, dans leur subtilité, par les honnêtes gens qui saucissonnent sur les ronds-points à la veille de l’hiver.

Comme souvent, venant des bons élèves de la technocratie, on y trouvait du bon et du nouveau. Le bon ne se révélait pas très nouveau, le nouveau ne semble pas très bon non plus. Olivier Dussopt, lui-même, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes public, évalue que les mesures annoncées coûteront à l’État entre 8 et 10 milliards d’euros. “Nous sommes en train de le préciser, de voir aussi comment nous allons le financer”, a-t-il déclaré sur BFM TV. Si ce qu’il appelle “financement” ne se fonde pas sur une réduction sans doute supérieure de la dépense publique de l’État central, on entre dans un scénario économiquement catastrophique. On peut le redouter.

Son propos sur l’immigration ouvre un autre débat.

La jeune-vieille organisation de provenance trotskiste SOS Racisme mesure, dans ce registre, comme chacun devrait le savoir le degré de conformisme politiquement correct. Son président, heureusement dégagé de ses ennuis judiciaires, peut assumer le rôle du grand prêtre. Il pense que les propos présidentiels “n’augurent rien de bon”.

Voilà au moins qui pourrait constituer, pour certains des plus farouches opposants, un motif de satisfaction.

Je veux aussi que nous mettions d’accord la nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde. Que nous abordions la question de l’immigration” a déclaré le chef de l’État, sans plus de précisions.

Cette allusion d’Emmanuel Macron à l’immigration lors de son allocution pour répondre au mouvement des “gilets jaunes” depuis le 17 novembre prouve, malgré son ambiguïté, au moins que, – dans son esprit, et selon certaines informations dont il dispose, – cette préoccupation existe bel et bien chez les protestataires de base.

Elle intervient le jour même, ce 10 décembre, où la signature, au nom de la France, du pacte mondial sur les migrations de l’ONU formellement approuvé à Marrakech, provoque de nombreuses protestations de l’opposition, et semble, si l’on en croit les sondages, rejeté par 80 % des Français.

Inutile de dire que les États-Unis s’y sont opposé, qu’il n’aura aucun effet en Chine ou en Russie, et que l’Europe l’aborde en ordre dispersé, alors même qu’elle paraît comme le seul espace vraiment concerné. Parmi les pays qui s’en sont retirés après l’avoir accepté le 13 juillet, on compte d’ores et déjà l’Autriche, l’Australie, le Chili, la Tchéquie, la République dominicaine, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne et la Slovaquie.

Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo ne pouvait pas esquiver son soutien à cette démarche onusienne destinée de façon explicite à faciliter les déplacements transnationaux de la main-d’œuvre. Il a donc publié un communiqué titré “Les immigrés comme boucs émissaires ?

Il dit s’étonner que le président de la république ait évoqué l’immigration dans un discours où, toujours selon Sopo, “les questions posées étaient notamment celles de la répartition des richesses et des attentes de la jeunesse lycéenne“.

“Les propos avaient beau être le plus elliptiques possibles, remarque-t-il, chacun comprendra qu’ils n’augurent rien de bon. Que les choses soient claires : toute tentative consistant à jeter les immigrés en pâture des frustrations sociales sera combattue sans relâche par SOS Racisme”, menace le redoutable Sopo, se disant “plus que perplexe” sur les termes employés.

À suivre par conséquent.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Cherif Chekatt, enfant monstrueux du multiculturalisme, par Ivan Rioufol

La Une de Libération, ce mercredi, résume bien la bienveillance médiatique à l’égard du radicalisme islamiste. Le journal titre en bandeau : Strasbourg, attaque meurtrière près du Marché de Noël. Il laisse en revanche la place centrale à une photo de lycéens de Mantes-la-Jolie (Yvelines) prise jeudi dernier. Sous le titre : Retour sur une humiliation, le cliché montre des jeunes agenouillés face à un mur glauque, têtes baissées, mains entravées dans le dos. Ce que l’on est invité à comprendre est limpide : la police s’est comportée à Mantes comme une force d’oppression brutale et injuste. L’attentat terroriste, commis hier soir par un fiché S (3 morts, 13 blessés) est, lui, relégué en information subalterne et édulcorée. Il est possible que Libé ait été lié par l’urgence de son bouclage.

Il n’empêche : le choix paresseux de privilégier la victimisation de jeunes majoritairement issus de l’immigration, qui s’étaient pourtant prêtés à des violences urbaines depuis trois jours, est conforme à l’esprit de complaisance qu’observent la gauche et ses extrêmes vis-à-vis de la diversité sacralisée. Le “progressisme” n’a pas de mots assez durs pour dénoncer les dangers de l’extrême droite. Le chef de l’Etat a parlé de “lèpre qui monte” en pointant le réveil des nations. Son ministre Gérald Darmanin a récemment évoqué la “peste brune” pour parler des Gilets jaunes qui manifestaient à Paris. Mais les regards se détournent et les mots manquent dès qu’il s’agit de nommer l‘islam politique, totalitaire, conquérant. Il frétille librement dans les cités, comme un poisson dans l‘eau.

Cherif Chekatt, 29 ans, toujours en fuite ce mercredi à midi, est né à Strasbourg dans un quartier aux influences salafistes. Ce multirécidiviste devenu terroriste est le produit de la nouvelle société multiculturelle. Elle s’est constituée sous le poids d’une immigration musulmane de masse. Elle a rompu, pour une partie importante, avec le processus d’assimilation. L’idéologie islamiste, qui déteste l’Occident et la France tout particulièrement, a trouvé refuge dans ce communautarisme lâchement toléré. Et c’est bien cette insouciance du pouvoir qui est scandaleuse. Cela fait 40 ans que l’Etat laisse s’établir et prospérer une contre-société dont une partie de la jeunesse se radicalise.

Ces territoires perdus ne cessent d’enfanter leurs monstres quand ils passent à l’acte guerrier. Ceux qui se sont autorisés à insulter les Gilets jaunes, trop homogènes, provinciaux et enracinés à leurs yeux, sont souvent les mêmes qui font valoir la culture de l‘excuse sociale dès qu’il s’agit des nouvelles minorités ethniques ou religieuses. La gauche et l’extrême gauche, qui croient reconnaitre dans le musulman le nouveau juif persécuté, se prêtent en fait à une collaboration honteuse quand elles minimisent le danger de l’islamofascisme, pour préférer alerter sur une “ultradroite” qui menacerait la République. Dans ce contexte, la signature par la France du pacte de l’ONU sur les migrants, lundi au Maroc, consolide la dérive multiculturelle. Le texte incite à “promouvoir le respect mutuel des cultures, des traditions et des coutumes entre les communautés d’accueil et les migrants”. L’islam radical se frotte les mains…

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 décembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Retour sur l’attaque terroriste de Strasbourg

13/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, rappelons que mardi soir Strasbourg a été victime d’une attaque terroriste par un dénommé Chérif Chekatt faisant trois morts et treize blessés. Le tireur a pris la fuite juste après les faits et est toujours recherché par les forces de l’ordre.

Quel est ce fameux auteur de l’attaque terroriste ?

Le suspect, Chérif Chekatt est un strasbourgeois de 29 ans au parcours chaotique. Bien connu des services du public, son casier judiciaire ne contient pas moins de 27 condamnations pour des faits commis en France, en Allemagne et en Suisse. Fiché S et suivi par les services de la DGSI depuis 2015 pour des signes de radicalisation il fut également inscrit en 2016 au Fichier des Signalements pour la Prévention de la Radicalisation au caractère Terroriste. Rappelons aussi que le matin même, un juge d’instruction avait lancé une interpellation à son encontre pour une affaire de « tentative d’assassinat et association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime ».

Par ailleurs, 450 détenus radicalisés seront libérés sans qu’aucun suivi plus strict ne soit effectué !

Au lendemain de l’attaque qui a coûté la vie à trois personnes et fait treize blessés à Strasbourg, les responsables politiques ont été nombreux à réagir sur les réseaux sociaux. Laurent Wauquiez, patron des Républicains, s’est à juste titre demandé « Combien d’attentats commis par des fichés S devons-nous encore subir avant d’adapter notre droit à la lutte contre le terrorisme ? Qu’attendons-nous pour enfin livrer bataille pour éradiquer l’intégrisme qui nous a déclaré la guerre ?»

Hier, Laurent Nunez, secrétaire d’État de l’Intérieur a exposé que la « motivation terroriste » de l’assaillant « n’était pas encore établie ». Cela remet sérieusement en doute le fameux fichier S – pour sécurité de l’Etat – qui contiendrait aujourd’hui environ des dizaines de milliers de noms. Pourtant 450 détenus radicalisés sortiront de prison avant fin 2019. Une cinquantaine sont pourtant identifiés comme terroriste, toutefois leurs infractions ayant été commises avant 2016, elles étaient considérées comme des délits et donc passibles de 10 ans de prison maximum. Depuis, elles sont considérées comme des crimes et donc passibles de 20 à 30 ans de prison.

Un comité d’appel se constitue en urgence pour interdire Médine ce vendredi

Comble noire de l’ironie, le rappeur islamiste Médine qui avait annulé ses concerts en octobre au Bataclan doit se produire à Strasbourg ce vendredi 14 décembre. Prônant ouvertement sur ses photos le djihad et appelant à « crucifier les laïcards » avec des paroles ouvertement racistes et haineuses, un comité d’appel est en cours de constitution afin d’interdire son concert, en hommage aux morts et blessés de l’attaque récente.

Les instigateurs du pacte de Marrakech sont de fieffés mondialistes

13/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le pacte mondial de l’ONU « pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » a donc été signé lundi à Marrakech. En signant ce texte juridiquement non contraignant, les 164 États signataires ont pris un grand nombre d’engagements allant dans le sens d’un effacement de leurs frontières et de leur identité.

Mais qui a inventé ce pacte ?

Le principe de ce texte trouve son origine dans la Déclaration de New-York du 19 septembre 2016 pour les réfugiés et les migrants. Cette déclaration a été préparée sous la direction de Peter Sutherland, alors représentant spécial du Secrétaire général pour les migrations internationales et le développement. Celui-là même qui, alors président de Goldman Sachs International, avait déclaré, le 21 juin 2012, lors d’une audition à la Chambre britannique des Lords, que tout individu doit avoir la possibilité d’étudier et de travailler dans le pays de son choix. Cet administrateur du groupe Bilderberg appelait également les États européens à « miner leur homogénéité nationale ».

Son successeur, Louise Harbour, a également un profil militant.

Cette ancienne juge canadienne a produit tous ses efforts pour désinformer le public et occulter les effets du pacte et ses fondements mondialistes. Cette actuelle représentante spéciale de l’ONU pour les migrations a elle-même présidé l’organisation International Crisis Group. Cette ONG très particulière est financée par les États et par de généreux mécènes, telle l’Open Society Foundation de George Soros. Elle est connue pour soutenir l’action belliciste de l’OTAN.

Attentat à Strasbourg, ils sont encore là !

Un terroriste a ouvert le feu pendant le marché de Noël de Strasbourg ce mardi 11 décembre.

Le suspect a été clairement identifié : Chérif Chekkat, 29 ans. Et un pedigree à faire frémir. Fiché S, il est connu en Allemagne pour être radicalisé et en France pour des faits de droit commun. Plus grave encore, il devait être interpellé ce mardi matin pour un braquage qui a mal tourné. Mais il n’était pas chez lui, les forces d’intervention y ont trouvé en revanche une grenade et un pistolet 22 long rifle.

Cette soirée strasbourgeoise devait être joyeuse. Le marché de Noël de la ville alsacienne est connu mondialement. Pourtant, Chérif Chekkat a déboulé depuis le pont Corbeau pour semer la mort à l’arme automatique. D’après ce qu’on sait, le bilan aurait pu être plus lourd si des soldats déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle n’avaient pas eu le réflexe de tenter de l’interpeller. « Les militaires de la force Sentinelle ont fait usage de leurs armes pour tenter d’intercepter l’assaillant. Entre 20h20 et 21 h, il s’est confronté par deux fois à nos forces de sécurité avec systématiquement des échanges de tirs », a précisé Christophe Castaner. Un soldat Sentinelle a été légèrement blessé à la main par le ricochet d’un tir de l’assaillant. Ce dernier se serait engouffré dans un taxi, d’après le chauffeur qui s’en est tiré indemne, le terroriste était blessé au bras.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les victimes ne sont pas encore officiellement identifiées et même le bilan des pertes varie selon les sources. Néanmoins on peut parler d’au moins deux morts et six blessés. Un ressortissant thaïlandais ferait partie des victimes. D’après BFM TV, une perquisition a eu lieu dans le quartier de Neudorf. Castaner a précisé que 350 personnes étaient à la recherche de l’assaillant, dont une centaine de personnes de la police judiciaire appuyées par deux hélicoptères, les Brigades de recherche et d’intervention (BRI) de la PJ parisienne et le RAID mais aussi des soldats de Sentinelle. Un dispositif impressionnant qui pour l’instant n’a rien donné.

Le parquet antiterroriste a estimé les indices suffisants pour ouvrir une enquête pour « assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ». Le plan Vigipirate a été élevé au niveau « urgence attentat » avec un « contrôle renforcé aux frontières ».

Selon le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, la sécurité de l’ensemble des marchés de Noël de France est renforcée dès aujourd’hui. Dans le cadre du plan Vigipirate, passé cette nuit au niveau « urgence attentat », le contrôle des passages aux frontières est aussi renforcé. Le marché de Noël de Strasbourg est fermé jusqu’à nouvel ordre

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre :

Laurent Wauquiez s’est demandé « Combien d’attentats commis par des fichés S devons-nous encore subir avant d’adapter notre droit à la lutte contre le terrorisme ? Qu’attendons-nous pour enfin livrer bataille pour éradiquer l’intégrisme qui nous a déclaré la guerre ? »

Marine Le Pen a, quant à elle, twitté « Toutes nos pensées vont vers les victimes de la tuerie islamiste de Strasbourg et leurs proches, ainsi que vers les forces de l’ordre et les équipes de secours. Un changement radical doit intervenir, puisque la politique contre le terrorisme est manifestement défaillante. »

Si Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas encore exprimé, son porte-parole le député Alexis Corbière s’est exclamé : « L’horreur et la lâcheté ont frappé. Toute mon affection et ma solidarité aux victimes et leurs familles ainsi qu’aux Strasbourgeois sous le choc. Confiance dans la Police pour neutraliser au plus vite le coupable. »

Tout recommence, toujours les mêmes profils, toujours les mêmes motifs. Et, au milieu, un discours « pas d’amalgame » qui ne prend définitivement plus.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 12 décembre 2018

Gilles-William Goldnadel : « Le pacte de Marrakech est une sorte d’ode à l’immigration »

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est rendu à Marrakech pour signer le pacte de l’ONU sur les migrations au nom d’Emmanuel Macron.
Boulevard Voltaire a recueilli la réaction de Gilles-William Goldnadel qui considère ce pacte comme “extrêmement nocif”.

Le secrétaire d’État Lemoyne vient de signer le pacte mondial sur les migrations à Marrakech. On entend beaucoup de choses sur ce pacte, mais peu de personnes l’ont lu. Pouvez-nous nous expliquer en quelques mots ce que recouvre ce pacte ?

C’est un pacte à mon avis extrêmement nocif. Non pas parce qu’il est effectivement contraignant.
Tous ceux qui l’ont signé et qui veulent le défendre avancent l’argument juridique consistant à rappeler qu’il n’est pas contraignant. Mais, s’il est nocif, ce n’est pas pour une raison de contrainte juridique. Il est nocif, parce que, dans sa philosophie, ce pacte est une sorte d’ode à la migration, ou à l’immigration.
Sous couvert de vouloir harmoniser les politiques entre États membres, les Nations unies donnent une coloration immigrationniste à sa doctrine. Elle préconise désormais une grande immigration, même si c’était déjà le cas dans les documents onusiens, avec des recommandations elles-mêmes très immigrationnistes comme la promotion du regroupement familial.
D’autre part, il incite les médias à ne pas avoir un discours hostile à l’immigration sous peine d’être privés de financement public.
Bien sûr, ce sont des phrases assez creuses. Mais nous savons bien, en France, que ces phrases peuvent se réaliser. Je pense par exemple à Valeurs Actuelles. Ce journal a été condamné en justice pour avoir orné sa couverture d’une femme voilée, et ainsi avoir attiré l’attention du public sur les dangers de l’islamisation. Cela avait été considéré, dans un premier temps par la justice, comme une déclaration valant condamnation judiciaire, même si ensuite la justice est revenue sur ses décisions. Cependant, une ministre en avait profité pour proposer de priver Valeurs Actuelles de ses subventions.
Bien entendu que les recommandations qui ont été prises aujourd’hui par le pacte de Marrakech ne sont pas juridiquement contraignantes pour les États souverains, mais quand même cela n’est pas neutre.
Je constate que ce n’est pas Jupiter qui est à Marrakech. S’il trônait encore au-dessus de l’Olympe, il y serait probablement allé pour faire la promotion des migrations. À la place, il a délégué en catimini un sous-ministre.
Vous remarquerez enfin que le titre de 8h des informations de France Inter était : « Pacte de Marrakech, instrumentalisation par l’extrême droite ».

Le pacte de Marrakech a été dénoncé en partie par les gilets jaunes. Est-ce pour cela qu’Emmanuel Macron a envoyé un secrétaire d’État ?

Oui peut-être, même si je suis obligé de modérer ce point. Vous avez remarqué cette contestation, parce que vous avez été attentif. En réalité, les médias convenus ont tout fait pour masquer cette critique par certains gilets jaunes.
Puisque ce mouvement est à la fois informe et polyphonique, la classe médiatique choisit soigneusement les ‘’porte-parole’’ dont les discours leur conviennent le mieux. Il est difficile d’être le porte-parole d’un cri.
Plus largement, vous remarquerez que tout ce qui concerne l’immigration, le coût de l’immigration et l’identité culturelle sont des sujets largement placés sous le boisseau. On met davantage en lumière la critique économique et, à l’intérieur de la critique économique, davantage les demandes de salaires plutôt que la critique des impôts.
En définitive, le mouvement des gilets jaunes est une sorte d’auberge espagnole en France où chacun apporte ou prend ce qui lui convient.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vu sur Twitter

Plus personne n’ose dessiner le prophète des musulmans : Philippe Geluck pense que les terroristes ont gagné

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Gilets jaunes : la facture du plan d’urgence économique et social s’annonce salée

12/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de ses annonces, le président de la République, reprenant une formule de son prédécesseur, a décrété un « état d’urgence économique et sociale ».

Pour y répondre, plusieurs mesures ont été prises, sans que les conséquences de leur coût soit concrètement abordées.

Leur coût total est évalué à plus de 10 milliards d’euros. Dans le détail, la revalorisation de la prime d’activité coûtera 900 millions d’euros, l’annulation de la hausse de la CSG environ 2 milliards et la défiscalisation des heures supplémentaires 1,5 milliard d’euros ; celles-ci seront également exonérées de charges sociales, ce qui coûtera 2 milliards d’euros. Enfin, l’annulation des différentes hausses de la taxe sur les carburants est estimée à 4 milliards d’euros de manque à gagner.

De fait, le gouvernement ne pourra pas tenir son engagement de ne pas produire un déficit supérieur à 3% du produit intérieur brut…

La prévision d’un déficit public à 2,8% en 2019 paraissait déjà incertaine. Il est désormais question que le déficit public se dégrade à 3,4%. Voire pire si la croissance, qui devrait déjà se réduire de 0,1 point au dernier trimestre 2018, reste faible en 2019. Certaines évaluations prévoient en effet une croissance de 1,3% l’an prochain, soit 0,4 point en dessous de la prévision du gouvernement…

Le commissaire européen Pierre Moscovici a déjà manifesté sa vigilance…

En effet, les fameux critères de Maastricht exigent que les pays européens maîtrisent leur dette et leur déficit. Et la Commission européenne ne se préoccupe guère de la situation politique et sociale, comme l’Italie en fait actuellement l’expérience. Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, rappelle cependant que le déficit élevé de 2019 est en partie temporaire, en raison du cumul en 2019 du coût budgétaire du Crédit d’impôt compétitivité emploi et des baisses de cotisations patronales. A voir si cela suffira à convaincre Bruxelles, ou si des hausses d’impôt devront être prévues, sur les grandes entreprises par exemple.

Le président Macron pourra-t-il se relever de la crise des Gilets jaunes ?

Au surlendemain de l’allocution tant attendue du président de la République, se pose la question de l’impact de la crise des Gilets jaunes sur son avenir politique. Sa stature présidentielle est considérablement ébranlée par le violent désamour des Français exprimé ces dernières semaines.
Les semaines précédant son allocution, Emmanuel Macron avait surpris par sa discrétion anormale.

Plutôt que d’aller sur le terrain lui-même, c’est son Premier ministre qui montait au créneau. Ainsi, comme l’a expliqué Éric Zemmour, Édouard Philippe prenait le rôle du méchant Richelieu pour préserver le gentil roi Louis XIII. Mais n’est-il pas trop tard pour cette manœuvre ?

Car c’est sur Macron que la rancœur des Gilets jaunes se focalise, il est jugé responsable de leurs malheurs, à force d’avoir trop pris les devants.

Les Français se souviennent des phrases choc de Macron. Dirigées contre les Gaulois réfractaires qui ne traversent pas la rue pour se trouver du travail, elles ont fait apparaître un président qui ne comprend pas le quotidien des plus humbles.

La France a encore le souvenir du scandale Benalla, ce voyou devenu ami intime du président, ou encore le souvenir de la fête de musique animée par des personnes gesticulant sur de la musique électro et se vantant d’être « noir, fils d’immigrés et pédé ». Sans compter la photo avec des délinquants guyanais en caleçon faisant un doigt d’honneur. Macron n’a pas cessé de creuser le fossé avec la France populaire.

Enfin, la médiatisation mondiale de la colère des Gilets jaunes a porté un coup sévère à Macron sur la scène internationale.

Les médias du monde entier ont fait apparaître un homme à l’autorité affaiblie dont les forces de l’ordre ont violemment réprimé de simples manifestants pacifiques. Une dégringolade tonitruante pour celui qui se voyait déjà comme le nouvel homme fort de l’Union européenne.

Sur la scène nationale comme internationale, le reste du quinquennat risque d’être difficile pour Macron, qui a toutes les chances d’être condamné à l’immobilisme de son prédécesseur François Hollande.

Attaque islamiste à Strasbourg: le récit de la soirée

12/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Trois personnes sont mortes et 12 ont été blessées, dont six sont en urgence absolue. Mardi soir, un homme de 29 ans, radicalisé et fiché “S”, a tiré en plein cœur de Strasbourg, à quelques pas du marché de Noël.

Le tueur présumé, Chérif Chekatt, qui portait une arme de poing et une arme blanche, selon certaines sources, a été blessé par une patrouille de soldats de l’opération de sécurité Sentinelle. Il a quand même réussi à prendre la fuite et est actuellement activement recherché.

Les autorités françaises ont décrété le plan “urgence attentat”, le plus haut niveau d’alerte. La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie de l’enquête. En tout, d’après une source policière, 450 membres des forces de l’ordre, du Raid, de la police judiciaire, de la gendarmerie, plus des militaires, sont aux trousses du tireur. Ils sont épaulés par deux hélicoptères.



Gilets jaunes: la moitié des radars hors service depuis le début du mouvement

12/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron n’a pas évoqué le raz-le-bol des automobilistes dans son allocution.

Depuis que la vitesse sur certaines routes secondaires a été rapportée à 80km/h. La colère de ces automobilistes se manifeste de manière spectaculaire depuis le début du mouvement des gilets jaunes. La moitié des radars sont hors d’usage depuis les premiers blocages du 17 novembre.


Macron au “20 heures” : De microscopiques mesures. Et la forme : quel désastre !, par Francis Bergeron

Voulez-vous qu’on résume ensemble les mesures concrètes, qui seront appliquées rapidement ? Il y en a trois, elles vont toutes dans le bon sens (ouf !), mais elles sont d’une portée absolument dérisoire :

– Les heures supplémentaires sans impôts ni charges ? Bravo ! C’est la remise en place du dispositif créé par Sarkozy et qui correspondait au « travailler plus pour gagner plus ». Cela aurait dû être fait dès juin 2017. Mais Macron n’avait pas osé déjuger Hollande, sur une mesure qui avait pourtant fait s’effondrer la popularité de ce dernier dès le début de son quinquennat et « jeté dans les bras du Front national » le monde des ouvriers et des employés. En tout état de cause, cette mesure n’apporte rien aux artisans, aux commerçants, aux indépendants, aux retraités, aux chômeurs, aux cadres, et aux non-cadres n’exécutant pas d’heures supplémentaires, soit 95 % de la population française et 99 % des Gilets jaunes.

– Le SMIC augmenté de 100 euros nets, sans augmentation du brut, donc par diminution des charges. C’est encore la même population qui en sera bénéficiaire, et dans cette population, pas ou très peu de Gilets jaunes.

– Pas d’augmentation de la CSG pour les retraités recevant moins de 2 000 euros par mois. Cette exonération de l’augmentation de la CSG jouait jusqu’à 1 200 euros. La nouvelle exonération va bénéficier à une tranche de retraités situés entre 1200 et 2000 euros. Cela représente du monde, certes, mais des retraités, uniquement.

Et c’est tout ! Oui c’est tout ! Vous avez bien lu : aucune autre mesure de court terme ! C’est absolument incroyable. Pour le long terme, nous avons eu droit à de vagues promesses, des orientations sans calendrier, sans perspectives concrètes. Rien sur le poids de l’Etat, sur le poids de l’immigration, sur les folies de la transition écologique, sur la représentation politique, sur la mise en cause du train de vie global de nos « élites », sur l’Europe.

Et aucune mesure politique choc du type : changement de Premier ministre, référendum, dissolution de l’Assemblée. Rien, rien, rien !

Aucune mesure ne concerne de près ou de loin les Gilets jaunes

A l’évidence, le chef de l’Etat et ses conseillers sont incapables de prendre la mesure de cette révolution. Aucune des décisions actées ne concerne, de près ou de loin, les Gilets jaunes, à l’exception, donc, des retraités pensionnés à revenus modestes. C’est à peine croyable !

Terminons par la forme. Là aussi, quelle catastrophe ! L’homme lisait son prompteur (ou en donnait l’impression) d’une voix égale. Sa touche d’humanité, programmée en début de discours, n’avait aucun accent de sincérité. On avait envie de dire à ce dandy policé : « Mais arrache tes deux micros ! Lève-toi ! Abandonne le discours de tes conseillers ! Dis-nous directement, avec tes mots, sans filtres, ce que tu veux nous dire ! Fais du Trump, parle-nous avec tes tripes ! Le cheveu en bataille ! Le geste fort ! L’expression imagée, excessive, pourquoi pas ! Surprends-nous ! »

Pour céder, ou pour résister, peu importe. Mais pour exister, pour montrer qu’il est un homme de chair, de sang. Pour montrer qu’il sait ce qu’il veut, qu’il sait où il va, où il veut nous conduire.

Lisse, pondéré, sans aspérités

Mais hélas, il semble bien qu’il en soit incapable. Ce qui lui a permis d’emporter le morceau, face à Marine Le Pen, le 3 mai 2017, ce côté lisse, pondéré, raisonnable, sans aspérités, se retourne désormais contre lui.

Samedi prochain, les Gilets jaunes modérés, les Gilets jaunes libres, risquent fort de basculer à leur tour dans le camp du jusqu’auboutisme. A qui la faute ? Cette prise de parole, pour dire si peu, a été une vraie folie. Mais reconnaissons qu’il n’y a vraiment rien de réjouissant à voir le pays s’effondrer ainsi, sous nos yeux, comme une baudruche mal gonflée.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 11 décembre 2018