Grand remplacement au Royaume-Uni. Birmingham, Leicester, Manchester, Londres…ces villes où les Blancs d’origine britannique sont désormais minoritaires

Grand remplacement

Le Grand Remplacement, un fantasme d’extrême droite ? Manifestement pas au Royaume-Uni, où contrairement à la France, les statistiques ethniques sont autorisées et permettent donc de voir l’évolution ethnique et religieuse dans les différentes villes du pays. Et le recensement de 2021 nous apprend que des villes et districts de Birmingham, Leicester, Manchester, et Londres la capitale, sont désormais des villes où les Blancs d’origine britannique sont désormais minoritaires. Voici quelques chiffres.

Dans le district de Manchester, les Blancs d’origine britannique ne représentent plus que 48,7% de la population totale (avec 1,7 +% d’Irlandais et 6% d’autres Blancs d’Europe). Dans plusieurs quartiers, la population blanche représente entre 7 et 20% de la population totale.

Les communes de Blackburn et de Bradford, proches de Manchester, ont décliné également au niveau du nombre de Blancs, qui ne représentent plus que 56% de la population totale.

A Birmingham, l’immigration extra-européenne a progressivement remplacé les Blancs britanniques, qui ne sont plus que 42% et 5% dans certaines zones du district. Avec 52% et 56% de Blancs britanniques, les districts voisins de Wolverhampton et de Sandwell ne sont pas mieux lôtis.

La Leicester, un peu plus au nord-est, la population blanche anglo-saxonne est descendue à 32%. 55% à Coventry. D’autres districts perdent considérablement en population blanche : ils ne sont plus que 59% à Peterborough, 31,8% à Luton, au nord de Londres (surnommé le Lutonistan), 62,2% à Milton Keynes. A Londres, même en additionnant la population blanche britannique et la population blanche européenne, on arrive à peine à 50% dans la plupart des districts. Il s’agit tout de même de la capitale de l’Angleterre…

Pour le sud du pays, ce sont les districts de Southampton et de Brighton qui connaissent la plus forte progression de population extra européenne.

Au Pays de Galles, c’est le district de Cardiff qui ne compte plus que 73% de Blancs, nombre en chute libre également.

A noter que pour rappel, en Irlande du Nord, où les résultats ont été dévoilés en septembre, l’immigration extra-européenne est quant à elle, hormis quelques quartiers, extrêmement faible.

Globalement, on assiste à une explosion de la présence de citoyens issus de l’immigration extra-européenne dans les principales villes et métropoles britanniques. Les Blancs eux, se réfugient massivement, pour les plus riches, vers les côtes, notamment la Cornouaille, ou le Sud-Est anglais. Les pauvres eux, sont de plus en plus déclassés, à la fois loin des villes si ils peuvent les fuir financièrement, mais aussi loin des côtes, inaccessibles financièrement.

Avec ces statistiques ethniques, le Royaume-Uni et ses dirigeants ont au moins l’honnêteté de permettre à la population de voir, tous les dix ans, à quel point Enoch Powell avait raison, lui qui avait annoncé l’immigration et le remplacement progressif de population dans ces pays. En France, la devise est « les yeux grands fermés ». Les citoyens néanmoins, sont de moins en moins dupes.

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[Reportage] L’anniversaire de Reconquête ! Marion Maréchal ou Eric Zemmour pour les européennes ?

zemmour

05/12/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Un an pile après le meeting de Villepinte où Éric Zemmour officialisait la création du mouvement Reconquête!, plus de 4.000 militants se sont réunis ce dimanche au Palais des Sports à Paris pour souffler la bougie. Quel bilan et quelles perspectives pour ce jeune mouvement ? Trois axes ont été définis par l’ancien candidat à la présidentielle : parvenir à l’union des droites, mener la bataille culturelle et s’implanter sur tout le territoire national.

Mais à l’approche d’un scrutin test pour la crédibilité du parti, celui des européennes en 2024, une question parcourt le mouvement, des militants aux cadres : quelle tête de liste ? Marion Maréchal ou Eric Zemmour ?


« L’Ocean Viking aurait-il dû accoster ailleurs qu’en France ? » L’AFP Factuel entre sophisme et paralogisme

Ocean Viking AFP

Le débarquement à Toulon le 11 novembre de 234 clandestins à bord de l’Ocean Viking a fait l’objet de nombreux articles et reportages dans les médias. Le fait que le bateau de l’ONG ait parcouru des milliers de kilomètres à proximité des côtes maritimes d’autres pays avant d’arriver dans les eaux territoriales françaises a été abondamment commenté.

Sur Twitter, l’AFP Factuel pose le 21 novembre 2022 cette importante question : « L’Ocean Viking aurait-il dû accoster ailleurs qu’en France ? ». L’agence de presse déroule dans un article paru sur le site de l’agence de presse un long exposé aboutissant à la conclusion que ceux qui arguent du fait que le navire aurait dû accoster ailleurs qu’en France ont tort.

Problème : le raisonnement de l’AFP Factuel pour parvenir à cette conclusion censée « débunker » des fake news de Damien Rieu et de Marine le Pen est tout sauf logique.

La question du port d’accostage de l’Ocean Viking

L’AFP Factuel résume de la façon suivante l’article consacré à sa vérification des faits sur le lieu de débarquement de l’Ocean Viking :

« Après trois semaines d’errance et de vives tensions politiques franco-italiennes, l’Ocean Viking a finalement accosté le 11 novembre au port français de Toulon pour y faire débarquer 234 migrants sauvés des eaux de la Méditerranée. Plusieurs personnalités politiques se sont exprimées à ce sujet, invoquant régulièrement des notions de port “sûr” et/ou “le plus proche” pour arguer du fait que le navire aurait dû accoster ailleurs qu’en France. Mais ces affirmations contiennent plusieurs imprécisions et inexactitudes. Si l’Ocean Viking a accosté loin des zones où les migrants avaient été sauvés, c’est parce qu’il n’a jamais reçu le feu vert de la Libye, Malte, ou l’Italie, comme l’a expliqué l’ONG SOS Méditerranée. Un accostage en Tunisie, comme l’a évoqué la présidente du groupe RN à l’Assemblée Marine Le Pen, était également impossible dans ce cas de figure au vu du droit maritime international. De plus, la notion de port “le plus proche” n’existe pas dans le droit, et si la notion de “lieu sûr” existe, elle est soumise à interprétation, comme l’ont expliqué des experts des migrations interrogés par l’AFP ».

Le raisonnement de l’AFP

Il est important de reprendre les différentes étapes du raisonnement de l’AFP Factuel pour en comprendre l’enchainement et en apprécier la cohérence logique

1. Les deux États en charge des secours et de la recherche d’un lieu où accoster n’ont pas joué leur rôle

« En mer, les eaux sont partagées entre eaux nationales, proches des côtes des Etats, qui en sont donc responsables, et eaux internationales, au large, dans lesquelles les pays ont défini des zones placées sous la responsabilité d’un Etat donné, chargé de coordonner les secours et identifier un lieu où accoster après sauvetage (…) Au regard de ces textes, dans le cas de l’Ocean Viking, les choses sont très claires: le navire ayant réalisé ses sauvetages dans les eaux dépendant de la Libye et de Malte, coordonner les secours et assigner un lieu de débarquement était de la responsabilité de Tripoli et La Valette. Or SOS Méditerranée, qui opère l’Ocean Viking, assure n’avoir jamais reçu aucune réponse de leur part ».

2. Les recherches d’un port où accoster ont échouées

– « Ce journal de bord montre par exemple que le navire a envoyé le 27 octobre une demande d’identification d’un port où accoster au centre de coordination italien, avec ceux de Malte et Tripoli et les autorités maritimes de Norvège (État qui abrite son pavillon) en copie. Cependant, ni les autorités libyennes, ni les autorités maltaises n’ont répondu ».

– « Ce journal de bord montre aussi qu’entre le 22 octobre et le 10 novembre, le navire a envoyé près d’une cinquantaine de demandes pour être autorisé à accoster dans un port sûr (“request for a place of safety”), avant de finalement être autorisé à débarquer dans le port français de Toulon le 11 novembre ».

– « Débarquer en Tunisie aurait pu être possible si la Libye ou Malte s’étaient coordonnées en ce sens avec Tunis, mais ces deux Etats responsables semblent en l’occurrence n’avoir jamais donné à l’Ocean Viking le nom d’un port susceptible de l’accueillir ».

– « Mais la Libye (…) “n’est pas en mesure d’offrir un lieu sûr”, “ne nous a pas répondu” sur ce point, pas plus que Malte, rapporte M. Lauth ».

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Malika Sorel : « Non, la France n’a jamais été une terre d’immigration. Emmanuel Macron se trompe. Les premiers phénomènes migratoires démarrent en 1870 »

Retour du charbon et des coupures d’électricité : merci Macron !

coupure électrique

Le fait a été peu ébruité : lundi, la centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle) a été rouverte. Elle va recommencer à produire de l’électricité et de la pollution. 500.000 tonnes de charbon y seront brûlées jusqu’en mars, avec émissions de CO2 à la clé. L’autre centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) a également été réactivée. Ces résultats écologiquement désastreux sont la conséquence de la décision d’Emmanuel Macron de fermer en 2020 la centrale nucléaire de Fessenheim ainsi que douze autres réacteurs, au nom de l’écologisme et de ses croyances.

Cet hiver, les Français pourraient bien subir des coupures d’électricité. Comme l’a annoncé mardi Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, « il se pourrait que, certains jours de grand froid, la demande et la production ne soient pas alignées ». En conséquence, Véran a déjà conseillé aux Français d’apprendre à « décaler le sèche-linge, à baisser la plaque électrique de la cuisine » : une politique infantilisante de « petits gestes » qui avait déjà conduit le premier ministre d’alors, Jean Castex, a publier le 22 mars 2021 ses « Dix commandements » anti-Covid : « Je ne reçois pas chez moi ; je ne me rends pas chez les autres ; j’aère régulièrement mon logement : je ne sors plus après 19 heures, » etc. . Mardi, Elisabeth Borne, qui lui a succédé, a repris les recommandations sur les masques et les « gestes barrières ».

Le retour du charbon doit tout au fanatisme anti-nucléaire des Verts et à la moutonnerie des « progressistes », à la recherche d’un électorat à flatter. Macron, en avalisant en 2018 la politique de réduction du parc nucléaire annoncée par François Hollande dès 2012, doit être tenu pour coresponsable du déclin énergétique du pays. Son revirement du 10 février 2022 (« Il faut reprendre le fil de la grande aventure du nucléaire civil en France ») n’efface pas sa décision première qui a conduit EDF à ne plus entretenir son parc. Il reste encore 20 réacteurs sur 56 en maintenance. Relire les déclarations de 2018 du chef de l’Etat donne une idée de son aveuglement idéologique d’alors : « Il ne s’agit pas de fermer des centrales si c’est pour importer de l’énergie produite, parfois moins bien, à l’étranger ». C’est pourtant bien ce qu’il va se passer.

Quant à Borne, qui est prête à morigéner les mauvais citoyens s’ils dépassent les 19 degrés chez eux, elle ferait mieux de s’excuser d’avoir déclaré péremptoirement en juillet 2020, comme ministre de la transition énergétique : « L’arrêt de Fessenheim incarne l’écologie de la responsabilité (…) Avec cette décision nous tenons nos promesses ». Un peu plus tôt, elle avait dit : « Il faut fermer les centrales nucléaires : il y a ceux qui en parlent et puis il y a ceux qui le font. Nous on le fait ». Se réclamant toujours de sa « radicalité écologique », le premier ministre compte accélérer les énergies renouvelables, en permettant de saccager encore davantage les paysages par des éoliennes coûteuses et peu efficaces. Ces gens-là ne sont décidément pas à la hauteur de leurs prétentions.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 novembre 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

[Chronique] Raphaël Stainville : « Quand le football révèle le grand remplacement »

Assa Traoré aux Nations Unies…

Assa Traoré

Assa Traoré contre la France : elle prendra la parole pour dénoncer les forces de l’ordre dans un forum où elle n’aura pas de contradicteurs.
Une tribune signée Benoît Rayski.

De Gaulle appelait l’ONU «le machin» et il avait bien raison ! Assa Traoré prendra la parole devant une commission chargée d’étudier les discriminations dans le monde. Une seule discrimination ne sera pas évoquée : celle qui discrimine la vérité.

Assa Traoré pourra dire que la France est raciste. Que les Blancs font du mal aux Noirs. Que ces derniers ont peur, se terrent et se cachent. Que la police tue en prenant bien soin de ne tuer que les Noirs et les Arabes. Dans cette Commission, il n’y aura pas de défenseurs. La Commission en question n’est composée que d’accusateurs.

L’aller-retour Paris – New York est coûteux. Qui va couvrir les frais de voyage et de séjour d’Assa Traoré ? La France ? Les Nations Unies ? Mais Assa Traoré, elle, pourrait payer de sa poche.

En effet, elle n’est pas pauvre. Elle sait fabriquer un juteux business. Car elle fabrique et vend de coûteux tee-shirts avec écrit dessus «justice pour Adama». Et d’autres avec «la police assassine». Dans les banlieues, ça se vend comme des petits pains.

Assa Traoré tient à jour la liste des Noirs et des Arabes victimes, selon elle, de la police. Mais elle a de la concurrence. Un certain Ahmid, dont le frère aurait été tué par la police, lui en veut.

Il proteste car sur cette liste, le nom de son frère est écrit en plus petit que celui d’Adama. La bataille pour le partage de la thune s’annonce sanglante…

Tribune reprise de Causeur

Bordeaux : une « cabaret baby party » réservée aux 0-3 ans et mettant notamment en scène des Drag Queens est annoncée et hébergée par une association subventionnée par la mairie

Comment démondialiser la musique

musique

Gazo, Favé, SCH, Soolking, Niska, Maes, David Guetta, Sam Smith, Alonzo, Ninho et Naps. Ces noms ne vous disent rien, ou presque ? Ils occupent le top 10 des morceaux les plus écoutés à la mi-novembre 2022. Contrairement aux apparences, ils sont presque tous français ! Seul Sam Smith, icône LGBT grassouillette et décolorée, est londonien. Français, de papier ou non, mais bien français. Autre point commun : tous rappeurs. Véritable OPA culturelle, cette musique à l’origine afro-américaine et cantonnée aux bas-fonds new-yorkais règne presque sans-partage dans l’espace musical occidental. Thierry DeCruzy, auteur de la dernière publication de l’Institut Iliade « Démondialiser la musique. Une réponse au naufrage musical européen » (La Nouvelle Librairie), se penche sur ce phénomène.

ÉLÉMENTS : Comment expliquer aujourd’hui la quasi-suprématie du rap/hip-hop en France et dans le monde ?

THIERRY DECRUZY. Il ne faut pas se laisser aveugler par la propagande de l’adversaire, son domaine de prédilection : il n’y a pas de suprématie, même si la France est devenue un vulgaire pseudopode du rouleau compresseur culturel mondialiste. Il existe encore de nombreuses résistances identitaires, à commencer par les orchestres instrumentaux, les musiciens amateurs…

Cette sous-musique anticipe l’échec du programme mondialiste. Dans leur projet subversif, ces révolutionnaires ont échoué avec la musique. Ils en ont fait un outil de contrôle des masses, uniquement par la technologie. Contrairement aux autres arts, ils ont échoué car la musique n’existe que dans le respect des règles naturelles de l’harmonie et du rythme. Malgré les millions d’euros déversés chaque année à l’IRCAM (l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique), les compositions des adeptes de Boulez ne sont écoutées par personne, les droits d’auteur en attestent. La spécificité de la musique devrait être exploitée par des politiques conscients des enjeux culturels. Nous sommes dans un combat culturel crucial. Pour résister, il faut commencer par situer le front musical. Démondialiser la musique vise à fournir quelques clés.

ÉLÉMENTS : Pourquoi la musique, occupant une place centrale dans les loisirs de la jeunesse, est-elle devenue le principal vecteur d’acculturation et de métissage ?

THIERRY DECRUZY. La force de la subversion a été de faire croire que chacun peut écouter ce qu’il veut, alors qu’il n’écoute en réalité que ce qu’on lui fait entendre par l’enregistrement et les concerts autorisés. Le terrain musical a été abandonné par les responsables politiques, opposition incluse ; ils ont même déserté tout le domaine culturel. La technologie, avec l’enregistrement et l’amplification, a rendu cet abandon possible. Il faut prendre conscience du totalitarisme culturel de nos sociétés « démocratiques ». Pour accéder aux scènes et aux médias, il faut faire allégeance à chaque sollicitation, de Johnny en passant par Booba, de Dalida à Yseult. Stigmatisée (en novlangue), Mireille Mathieu a dû s’expatrier en Russie. Les groupes musicaux de jeunes dissidents sont traqués et dénoncés par les antifas, précieux auxiliaires de la police de la pensée, puis interdits par les autorités publiques. J’en donne plusieurs exemples (Fraction, In Memoriam, Les Brigandes, FTP…). Même les chorales sont dénoncées, le Chœur Montjoie en a longtemps fait les frais. Derrière les paroles et le répertoire, c’est l’outil communautaire qui est visé.

La seule solution est de se faire inviter dans un cadre politique, ce qui limite l’audience, mais pourrait aussi servir de tremplin si les élus d’opposition faisaient leur travail. En cela, la musique rend compte de l’état des sociétés. Car la mainmise de la gauche sur la jeunesse est entretenue, de la scène musicale à la fête de l’Huma. Conseiller des présidents et musicien, Jacques Attali est à l’origine des grands concerts de SOS Racisme. Ministre de la Culture, Jack Lang lance la Fête de la musique. Une prise du pouvoir est utopique sans un combat préalable pour se réapproprier nos repères culturels.

ÉLÉMENTS : Vous écrivez que « les choix musicaux de la jeunesse ne sont jamais faits sur des critères esthétiques, mais communautaires ». Pourquoi alors Maître Gims ou Booba sont-ils aussi populaires auprès de la jeunesse de Haute-Saône que dans les cités de Seine-Saint-Denis ?

THIERRY DECRUZY. Cette situation est le résultat de la promotion médiatique utilisée aussi dans la mode ou l’alimentation. Elle est obtenue par la répétition, rendue possible uniquement par l’enregistrement. La qualité musicale est quasi inexistante, même si les produits de l’« industrie musicale » sont très soigneusement élaborés, Auto-Tune a été conçu pour cela. La répétition et la communautarisation font le reste. La répétition n’est que le phénomène psychique utilisé par les chamans des tribus primitives. L’effet obsessionnel du rythme est amplifié par la répétition à l’identique, ce que certains nomment le « ver d’oreille » ou la « chanson velcro ». Ces enregistrements séduisants agissent comme des envoûtements dont il est d’autant plus difficile de se débarrasser que le processus est parfaitement anodin. La communautarisation est générée par les phénomènes de groupes. Quelques individus prescripteurs adoptent les nouveaux titres et les autres suivent. Si l’alimentation industrielle est chimiquement toxique, l’industrie musicale est psychiquement toxique. Il est indispensable de revenir aux produits naturels.

(…)

ÉLÉMENTS : Quels groupes ou chanteurs, tous styles confondus, recommanderiez-vous ?

THIERRY DECRUZY. Au-delà des styles et des engagements, il est indispensable de revenir à la pratique vivante de la musique en s’affranchissant, autant que possible, de la consommation de musique morte (enregistrée). Si l’on se positionne sur le terrain politique, je recommande donc tous les artistes qui ont le courage de manifester des opinions dissidentes. Chaque génération produit son style, sa musique, reprenant et s’inspirant de ce qui a été composé avant elle, opérant une sorte de synthèse. Il faut chercher, s’intéresser à ces musiciens et chansonniers talentueux et courageux interdits des médias et qui arrivent malgré tout à exercer pour leur communauté. Gavino s’est expatrié en Espagne, Jean-Pax Méfret se produit sporadiquement, Docteur Merlin prépare un nouvel album (pour les enfants), In Memoriam, Fraction, Île-de-France et FTP continuent de jouer et de composer. Ils sont rejoints par des nouveaux comme Christoff, Kroc Blanc ou Romain Guérin, mais il y a aussi Judith-Prune Genot, Caroline-Christa Bernard ou Fleur d’épine et bien d’autres. Le dissident qui veut écouter de la chanson engagée a l’embarras du choix. Il doit savoir aussi qu’un artiste est une fleur fragile qui a besoin d’échanges avec un public pour continuer d’exister. La musique est fondamentalement porteuse d’espérance. Si la technologie en a fait un monstre de séduction, pour ceux qui sont encore capables de l’apprécier, rien ne vaut la pratique individuelle et surtout collective.

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Mathieu Bock-Côté a accordé un grand entretien à Omerta. Au programme : cancel culture, censure, multiculturalisme, avenir du débat public dans le monde occidental.

Médias et Qatar : de l’enfer au paradis, par Pierre Boisguilbert

médias qatar

Plus l’équipe de France progresse dans le Mondial, plus les droits de l’homme progresseraient au Qatar. En tout cas, le changement de ton de la caste journalistique est assez spectaculaire.

Les donneurs de leçons indignés des premiers jours s’effacent devant les flagorneurs des bleus. Certes, les critiques ne se sont pas totalement évaporées mais elles sont reléguées au second plan, elles sont à bas bruit par rapport aux clameurs sportives de plus en plus tonitruantes. Quand l’équipe de France marque, l’homosexualité est sans doute moins difficile à vivre au Qatar. De toute façon, ça évolue dans le bon sens, celui du jeu et de certains intérêts. C’est le président de la République lui-même qui le dit. Emmanuel Macron a tenu à pointer dans l’organisation de cet événement par l’émirat un signe positif de « changement », auquel il a apporté son « soutien ». « Cette Coupe du monde de football, la première organisée dans le monde arabe, témoigne de changements concrets qui sont à l’œuvre. Le Qatar s’est engagé dans cette voie et doit continuer. Il peut compter sur notre soutien », a écrit Emmanuel Macron sur son compte Twitter à la mi-temps du match France-Danemark. Personne ne lui demandait rien. Mais déjà il avait pris les devants :« Il ne faut pas politiser le sport. Ces questions-là, il faut se les poser quand on attribue les événements. Que la question soit climatique ou sur les droits de l’homme, il ne faut pas se les poser au moment où l’événement est là », avait expliqué le chef de l’État en visite à Bangkok.

De plus, nos journalistes sont gênés par leurs propres critiques. Comment ne pas saluer la première Coupe du monde dans un pays arabe et musulman ? C’est la deuxième idéologie. Comme on ne peut pas faire grand-chose pour les LGBT, on se console avec la valorisation des équipes africaines ou arabes. À l’exception notable de la France, les commentateurs sportifs sont contre les équipes européennes. Pourtant de nombreuses équipes et notamment les plus fortes sont largement africanisés. C’est un réflexe anticolonialiste qui ne va pas jusqu’à dénoncer l’exploitation par le privilège blanc des indigènes du foot… Ça viendra peut-être.

Alors, certes, il y a les femmes, les homos et les LGBT, mais tout le monde le savait il y a douze ans et tout le monde ou presque était en admiration devant cette attribution considérée alors comme une victoire contre le racisme. Qui d’ailleurs a dénoncé le rachat du PSG par un pays qui applique la peine de mort à certains comportements sexuels ? Depuis, l’ambiguïté et l’hypocrisie ont fait match nul. C’est consternant mais il y a tout de même quelques hors-jeu savoureux. Une confusion entre le drapeau amazigh de supporters marocains et l’emblème LGBT a provoqué une discussion virulente avant le match Maroc-Croatie. Alors qu’ils voulaient entrer dans un stade du Qatar avec un drapeau amazigh (berbère), des supporters marocains se sont vu refuser l’accès. Un agent du match a confondu leur drapeau avec celui en soutien à la communauté LGBT arc-en-ciel. « C’est normal ! Je le jure ! », se sont exclamés les supporters. « Pourquoi est-ce que le drapeau amazigh ne rentrerait pas, pourquoi ? », a questionné un homme. Après une discussion virulente, les supporters ont finalement pu entrer dans le stade avec leur drapeau et voir le match. Mais être joueur pour un pays arabe et surtout du Golfe peut avoir des avantages. Dès les premiers moments de la Coupe du monde au Qatar, l’Arabie saoudite a causé une grande surprise en battant l’Argentine et Lionel Messi. Le prince héritier et Premier ministre de l’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a tenu à féliciter les membres de l’équipe nationale. Celui qui est surnommé MBS a décidé de donner une Rolls-Royce Phantom à chaque joueur. Ça, c’est du bouclier tarifaire avec une valeur de 500 000 dollars peu favorables à la planète. La prime Macron fait pâle figure. Mais MBS s’y connaît aussi en répression. Cent vingt personnes exécutées en six mois sous les applaudissements de la presse du Golfe. Le pays se dirige vers un record. Tout cela serait lié à la drogue. Nos belles démocratiques restent cependant étrangement silencieuses. Décidément, on passe tout aux pays du Golfe. Non seulement ils ont du pétrole mais maintenant, en plus, ils s’imposent dans la planète foot. L’enfer des homos et des migrants est aussi un paradis espéré de notre foot. Le « en même temps » est décidément bien français, allez vous étonner après ça que Macron, sans marquer de but sauf contre son camp, soit réélu.

Tribune reprise de Polémia

Elon Musk, l’homme qui défie le « Système »

Elon Musk

Avec Twitter, l’homme le plus riche de la planète s’attaque aux GAFAM.
Une tribune signée François Bousquet.

J’aime bien Elon Musk. J’entends d’ici les critiques. Quel affreux capitaliste ! Quel horrible libertarien ! Oui, oui, mais je l’aime bien. Il ne fait rien comme les autres. C’est un OVNI. Cela tombe bien : il en fabrique. Voilà qui nous change des patrons de la Silicon Valley. Lui ne rampe pas devant le wokisme ambiant. Sous le Covid, il a envoyé balader les hygiénistes de tout poil. À la place du masque chirurgical, il arborait un bandana de cow-boy de l’espace qui s’apprête à aller piller la banque avec Billy le Kid et mettre le feu à Skynet avec Sarah Connor. Aujourd’hui, il veut expulser tous les procureurs qui sévissent sur Internet. Qui s’en plaindra ? Il a, un temps, caressé l’idée de créer une plate-forme pour évaluer la crédibilité des médias centraux. Son nom ? Pravda.com. Elle n’a pas vu le jour. Autant contrôler directement la source de désinformation, Twitter en l’occurrence, dût-il lui en coûter 44 milliards de dollars. « Le virus de l’esprit woke, avertit-il, pousse la civilisation vers le suicide. Il faut un contre-récit. »

La censure en un clic

Avant son rachat, Twitter s’était fait une spécialité de supprimer des comptes. D’un clic. La guillotine, c’était couic ! Twitter, c’est clic ! Le résultat est le même, symboliquement parlant. Celui qui croyait pouvoir gazouiller librement est condamné au silence. La censure n’a plus, comme au temps de Victor Hugo, « l’haleine immonde et les ongles noirs ». Elle est propre sur elle, aussi dématérialisée qu’un algorithme. Ce n’est plus le pouvoir qui en tient les ciseaux, les fameux ciseaux d’Anastasie – du nom de la censure au XIXe siècle -, mais ces nouvelles ligues de vertu que sont les GAFAM, agences non gouvernementales de surveillance. Aucun censeur dans l’Histoire n’a concentré autant de moyens financiers et technologiques. On parle des plus grosses capitalisations boursières mondiales, liguées pour museler la liberté d’expression.

Elles la musèlent momentanément ou définitivement. Momentanément : comme le compte de telle doctorante en biologie qui a l’affront de rappeler qu’il existe deux sexes biologiques. Définitivement : comme celui de Donald Trump, véritable coup d’État numérique, le premier de l’Histoire, furtif, insensible, chirurgical. A contrario, jamais les GAFAM n’envisagent de suspendre les comptes de rappeurs qui appellent à pendre des Blancs, du CCIE, cache-sexe du CCIF, des mollahs iraniens, spécialisés dans les fatwas, qui ont fort à faire en ce moment avec la révolte du voile.

Oui, il était temps de libérer l’oiseau, pour parler comme Musk. « Plus j’en apprends, a-t-il tweeté, pire c’est. Le monde devrait connaître la vérité sur ce qui se passait chez Twitter. » En attendant de la connaître, les annonceurs décampent et l’action Twitter dévisse. Rien d’alarmant pour Musk. Il peut perdre deux milliards de dollars en une après-midi parce qu’il snobe des analystes financiers. Ou 100 milliards, comme cette année.

La science-fiction appliquée

Quoique sud-africain de naissance, rien de plus américain que lui. C’est un pionnier, un homme de la Frontière, un lecteur de Benjamin Franklin, roi des self-made men. Qu’on l’aime ou pas, l’Amérique est la dernière station avant la conquête spatiale, une rampe de lancement vers Mars. Le point de chute de Musk. On l’a souvent comparé à Iron Man, alias Tony Stark, play-boy mégalo, milliardaire tapageur et inventeur de génie imaginé par l’intarissable créateur de super-héros que fut Stan Lee. Tony Stark a beau être insupportable, on finit par s’attacher à lui, surtout grâce à l’entregent de son assistante, la mutine Pepper Potts. Musk est pareillement fantasque et frimeur. Roi de l’autopromotion, il exhibe un ego stratosphérique et enfantin. Quand il ne défie pas Poutine en combat singulier, il se prend pour Dieu, en tout cas son service après-vente. Il y avait l’homme augmenté, lui, c’est la Création augmentée jusqu’aux confins de Mars. Au choix : Iron Musk ou Elon Man.

On ne sait d’ailleurs pas qui est la copie de l’autre. Tony Stark a été créé à partir du personnage de Howard Hughes, touche-à-tout de génie, dont le destin évoque celui d’Icare. Un péril qui guette Musk, aujourd’hui dans la position du pot de terre contre le pot de fer – le Système. Depuis six mois, il doit faire face à des attaques en rafale. On ressort une affaire d’inconduite sexuelle dans un avion. On lui reproche d’avoir dédaigné des accusations de racisme dans les usines Tesla. Une sénatrice démocrate vient de le qualifier de parasite qui ne paye pas d’impôts sur le revenu ; et l’Union européenne, par la bouche de l’exponentiellement prétentieux Thierry Breton, commissaire politique au marché intérieur dont le numérique, lui fait savoir que « l’oiseau volera selon nos règles ». Les siennes, en vérité – et celles, orwelliennes, de l’UE.

La force de Musk, c’est qu’il poursuit à sa manière Le Rêve le plus long de l’Histoire (Omnibus) si cher au grand historien Jacques Benoist-Méchin, mais projeté dans le futur. Quand on lui demande comment lui est venue l’idée de fabriquer des fusées réutilisables ou de se lancer dans l’industrie de la voiture électrique, il répond : « J’ai lu des livres ! » Lui, l’enfant de la science-fiction qui a grandi avec les sagas futuristes d’Asimov et de Iain Banks, qui a découvert Mars avec La Trilogie martienne (Omnibus) de Kim Stanley Robinson, qui tweete comme Douglas Adams, blague dans Le Guide du voyageur galactique, son livre de chevet enfant, qui ne jure que par le très réac Robert A. Heinlein, pionnier de la SF, ou Le Seigneur des anneaux. Tant et si bien qu’il a forgé le prénom de l’un de ses enfants à partir de Galadriel, la dame des bois imaginée par Tolkien. Un autre de ses enfants a eu moins de chance, puisqu’il a reçu le nom d’une capsule spatiale : X Æ A-XII. De l’elfique, sûrement, peut-être du martien. Mais comme il fera sa scolarité au Texas, ça risque d’être compliqué pour lui.

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8e Forum de la dissidence de Polémia le samedi 3 décembre 2022 à Paris

forum dissidence

01/12/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Trois ans après le Forum de la dissidence consacré à la dictature Macron, le bilan est ahurissant !

Interdiction de sortir à plus d’un kilomètre de chez soi. Des hélicoptères traquant des randonneurs. L’interdiction des réunions de famille. La quasi-obligation vaccinale, sous couvert de pass sanitaire. La liberté de prescription des médecins bafouée. La censure croissante de toute opinion dissidente.

Nous vivons dans une société de propagande ou toutes les atteintes à notre identité et à nos libertés sont imposées par la synchronisation progressiste des médias, de l’école, de l’université, du monde professionnel, du sport, de la culture, du divertissement, des institutions de l’État ou des fonctions politiques.

Cette année, Polémia a choisi de mettre en avant la première ligne de la Résistance dans le combat pour notre identité et nos libertés.

Le lanceur d’alerte Damien Rieu, en pointe Face au Grand Remplacement et à l’islamisation.

L’influenceur Nicolas Faure, qui déconstruit chaque semaine sur Sunrise L’idéologie égalitaire, source de tous nos maux.

Yann Vallerie, de Breizh Info qui lutte contre l’implantation de foyer d’immigrés africains dans des bourgades rurales de Callac.

Nicolas Demade, qui nous donnera ses recettes pour faire face au Grand Endoctrinement scolaire.

Jean-Eudes Gannat qui montrera comment il est possible de faire face aux persécutions politiques.

Thaïs d’Escufon qui nous dira comment se faire entendre malgré la censure.

L’historien français du droit, le professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon exposera comment Faire face aux persécutions universitaires.

Le chroniqueur régulier de Cnews, l’avocat Pierre Gentillet, qui montrera comment Faire face au gouvernement des juges.

Renaud Camus qui traitera lui un sujet fondamental : Faire face à la laideur.

Et Michel Geoffroy, premier contributeur de Polémia, qui s’attaquera à Faire tomber le mur de l’ouest.

Voilà un programme de combat. Avec des intellectuels mais aussi des hommes et des femmes de terrain.

Début à 14 heures

Ouverture des portes à 13h30

Inscription : https://my.weezevent.com/8e-forum-de-la-dissidence-polemia-faire-face-au-systeme-macron

Emmanuel Macron et McKinsey : les liaisons nombreuses. Et dangereuses…

macron

Le 24 août, en plein conseil des ministres, Emmanuel Macron annonce la « fin de l’abondance » et la « fin de l’insouciance ». Manifestement, cette disette annoncée ne concerne que le commun, à en juger par les aveux du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Revoilà « l’abondance » de rapports commandés au cabinet McKinsey en toute « insouciance » : « Je le reconnais bien volontiers, nous sommes allés trop loin depuis des années, reconnait Le Maire. C’est ce gouvernement, les gouvernements précédents, des majorités précédentes. On avait sans doute trop l’habitude de dire “l’administration n’est pas capable de faire ce travail, on va externaliser et de demander à des cabinets de conseil”. » (Le Figaro, 27 novembre)

Il est vrai que les deux enquêtes ouvertes sur l’intervention de ces mêmes « cabinets de conseil », dont l’emblématique McKinsey, dans les campagnes d’Emmanuel Macron millésimes 2017 et 2022 ont de quoi ramener l’homme au pull à col roulé à moins « d’insouciance ».

Dans le même temps, Olivier Véran, ancien ministre de la Santé devenu porte-parole du gouvernement, reconnaît sur les ondes de France Inter, ce 28 septembre, ne pas savoir « ce qu’est une dérive ou un abus » tout en assurant ne pas en avoir « constaté dans son ministère ». Faudrait savoir, Grégoire. S’il ne sait pas ce que c’est, comment aurait-il pu en constater l’absence ? Avec de tels ravis de la crèche, on comprend mieux pourquoi les ministères font parfois appel à ces cabinets privés.

Olivier Véran parvient d’ailleurs à s’enfoncer lui-même davantage, après avoir tenté de couler ses anciens collègues ministres, reconnaissant « avoir passé une cinquantaine de contrats entre février 2020 et mai 2022, notamment pour l’ouverture de méga-centres ou l’organisation de la vaccination pédiatrique. » Tiens donc. Notre service de santé publique, que paraît-il le monde entier nous envie, n’y suffisait pas ? Et notre administration entretenue à grands frais, était donc incapable d’assumer une telle tâche ?

Mais peut-être n’était-ce qu’un simple échange de bons services : à l’Américain McKinsey, la France reconnaissante ? On peine à le croire mais on peut constater a minima un faisceau de liens fourni.

Karim Tadjeddine, l’un des anciens patrons de McKinsey n’est pas en reste, à en croire Le Monde du 1er avril 2002 : « Emmanuel Macron et Karim Tadjeddine se connaissent depuis 2007. Le premier, jeune inspecteur des finances, est rapporteur adjoint de la commission Attali. Le second mène l’équipe de McKinsey qui assiste la commission. Dix ans plus tard, Tadjeddine est aux premières loges de la campagne présidentielle de Macron. Comme le détaille une enquête de M Le magazine du Monde sur McKinsey publiée en février 2021, une vingtaine de consultants du cabinet offrent leurs services, à titre personnel, contribuant à l’élaboration du programme et à l’animation de la campagne. »

Thierry Lambert, délégué interministériel à la transformation publique, est entendu le 2 décembre 2021 par la commission d’enquête du Sénat à propos de son fils, stagiaire chez McKinsey. À croire le site professionnel Consultor, « ce n’est d’ailleurs pas du tout le premier cas de “fils de” chez McKinsey : Victor Fabius, le fils de l’ancien premier ministre et actuel membre du Conseil constitutionnel Laurent Fabius, est associé du bureau parisien de la firme ; les enfants de l’ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, y ont travaillé, tout comme Delphine Arnault et Frédéric Arnault, l’un des fils de Bernard Arnault. »

Martin Bohmert, ancien délégué des Jeunes avec Macron, poste qu’il abandonne en juin 2019, après avoir été accusé d’agression sexuelle par une militante, s’est depuis recasé chez McKinsey.

Marguerite Cazeneuve, ancienne de McKinsey, chargée par Jean Castex de gérer la crise du Covid et désormais directrice déléguée de la Caisse nationale d’assurance maladie, partage la vie d’Aurélien Rousseau, directeur de cabinet d’Élisabeth Borne.

Comme dirait l’autre, il y aurait comme « abondance » de cousinage. Et probablement aussi beaucoup d’« insouciance ». À la justice de trancher, désormais.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire