Vers un effondrement généralisé en France ? Constats et solutions [Dossier]

France Arc triomphe

Polémia propose un dossier exceptionnel sur l’état de la France et la politique macro-économique qui devrait être menée pour éviter l’effondrement. Rédigé par un nouveau contributeur – André-Victor Robert, haut fonctionnaire – connaissant le sujet sur le bout des doigts, ce dossier compile de nombreuses données qui ne laissent aucune place au doute : si rien n’est fait pour infléchir la trajectoire actuelle du pays, la France sera très vite dans une situation catastrophique. Vous trouverez dans cet article un résumé du dossier ainsi qu’un lien vers le dossier complet au format PDF.

Résumé du dossier « Quelle politique macro-économique pour la France ? »

Ce dossier laisse volontairement de côté les mouvements de court terme de l’économie pour se concentrer sur les facteurs de la croissance à long terme. En conséquence, ce dossier est centré autour des deux variables clefs que sont la croissance de la productivité dans les secteurs marchands (qui détermine dans une large mesure la croissance possible du revenu par tête) et la compétitivité de l’industrie à l’exportation et à l’importation (qui détermine notre capacité à échanger sur les marchés internationaux sans devoir s’endetter outre mesure).

En matière de croissance de la productivité, la France est pénalisée par les performances médiocres de son système éducatif, et il en va de même pour les autres pays d’Europe du sud. D’autres facteurs influent sur la productivité, soit à court terme (cycle de productivité induit par les coûts occasionnés par les embauches et les licenciements), soit à long terme (climat favorable ou non à l’innovation, spécialisation sectorielle de l’appareil productif français, environnement institutionnel, qualité des infrastructures publiques), mais l’influence du système éducatif est déterminante à long terme.

La faible croissance de la productivité en France, comparativement à l’Allemagne, se traduit par une hausse des coûts de production plus rapide qu’outre-Rhin, toutes choses égales par ailleurs. Les entreprises ayant tendance à répercuter dans leurs prix – au moins en partie – les hausses de coûts qu’elles subissent, il en résulte des pertes de compétitivité à l’exportation (et à l’importation), que ne viennent pas amortir des mouvements en sens inverse des cours de change – puisque nous sommes en régimes de changes fixes depuis l’entrée en vigueur de l’euro. Les pertes de compétitivité de l’industrie française résultent aussi de l’alourdissement de la fiscalité à la production (imputable à un ciblage très perfectible des dépenses publiques, et sans doute aussi au poids relativement important des dépenses de protection sociale au sein du PIB, en comparaison des autres pays). Il en résulte une dégradation considérable du solde commercial de la France depuis vingt ans. L’effet négatif sur les exportations des pertes de compétitivité bride la croissance du PIB, et tend ainsi à dégrader encore davantage les comptes publics et à accroître le chômage.

La monnaie unique est en outre source de divergence entre les économies du nord de l’Europe et celles du sud. En périodes d’expansion, les pays du sud bénéficient de taux d’intérêt réels plus faibles que ceux du nord, du fait de leur inflation plus forte, mais les fonds disponibles ne trouvent pas à s’investir dans la sphère productive – faute de perspectives de rentabilité – et viennent nourrir des bulles spéculatives, notamment dans l’immobilier. En période de récession, la règle de 3 % de déficit budgétaire devient contraignante pour les pays du sud, et ceux-ci souffrent pour leurs taux d’intérêt d’une prime de risque plus élevée qu’au nord. Des taux d’intérêt réels plus élevés au sud qu’au nord et la contrainte budgétaire conjuguent leurs effets pour ralentir les économies du sud.

La France, à l’origine dans une situation intermédiaire entre l’Allemagne et les pays d’Europe du sud, tend à se rapprocher de ces derniers.

La crise sanitaire et les confinements mis en place dans certains pays européens – dont la France – sont venus dégrader brutalement et profondément une situation déjà fort dégradée. Un confinement s’analyse comme la conjonction d’un choc négatif d’offre et d’un choc négatif de demande. Il en est résulté une forte chute d’activité, les prix ont quant à eux connu une évolution sensiblement plus modérée (négative, le choc de demande ayant dominé par son ampleur le choc d’offre). Du seul fait des deux confinements imposés en 2020, nous avons perdu cette année-là environ 5 points de PIB en termes d’activité économique, ce qui représente une perte d’activité de l’ordre de 120 Md€. En France le maintien du niveau de vie n’a pu être obtenu qu’au prix d’un accroissement considérable de l’endettement public, qui atteint maintenant 120 % du PIB.

Les orientations suivantes se dégagent en conséquence, si l’on souhaite que la France retrouve un sentier de prospérité et de croissance soutenable :

1. Restaurer la performance du système éducatif ;
2. Maîtriser les dépenses publiques, d’une part en veillant à la bonne utilisation de l’argent public, mais aussi probablement en relevant l’âge de la retraite, car tout plan substantiel de maîtrise des comptes publics qui n’intégrerait pas de relèvement de l’âge de la retraite conduirait à un effondrement insoutenable du niveau de vie de toute la population ou de franges importantes de celles-ci ;
3. Se préparer à la sortie ou à l’éclatement de l’euro, qui semble inéluctable, tant cette monnaie unique est dysfonctionnelle ;
4. Restaurer notre compétitivité et relocaliser la production industrielle :

– en réduisant le poids des impôts sur la production,
– en orientant davantage l’épargne vers l’industrie et le financement du risque et de l’innovation,
– en canalisant la commande publique au bénéfice des entreprises françaises,
– en instaurant des mesures protectionnistes lorsque c’est nécessaire, pour lutter contre la concurrence déloyale ou pour protéger les intérêts stratégiques de la France.

Le dossier au format PDF : Quelle politique macro-économique pour la France ?

Texte repris du site Polémia

Le retour des femmes et des enfants de Daesh en 2022

rapatriement djihadistes

Le mardi 5 juillet 2022, le Quai d’Orsay a annoncé le rapatriement de trente-cinq enfants et seize femmes du camp de Roj, au nord-est de la Syrie. Si les associations de famille des revenants espèrent depuis des facilités de retour, l’opinion publique, quant à elle, reste hostile et 67 % des personnes interrogées sont pour laisser ceux qui ont rejoint l’État islamique en Iraq ou en Syrie.

Alors, comment appréhender ces retours ? Il faut pour cela comprendre le cheminement de ces femmes qui ont choisi de quitter le pays, mais aussi celui des enfants, nés sous l’emprise de l’EI et qui, pour certains, n’ont jamais connu la France.

Pourquoi partir ?

De nombreux travaux ont recensé les causes principales qui ont poussé les femmes à quitter la France. Bien que les motivations restent variées, définir des raisons types peut permettre par la suite de personnaliser l’approche de sortie de radicalisation. On peut recenser trois mythes les plus courants.

– « Daeshland » représente la volonté de rejoindre une société islamique utopique. Les femmes cherchent à améliorer leur qualité de vie autour du concept de Hijra, elles quittent ainsi une société corrompue à leurs yeux pour rejoindre une organisation qui défend les valeurs d’unité et de fraternité. Seul le « vrai » Islam permet alors son application.

– « Mère Térésa », représente une quête humanitaire, elle aussi utopique. Le motif de ces femmes est souvent de sauver les enfants bombardés par Bachar el-Assad. Cette raison a été utilisée par beaucoup de revenantes pour justifier leur départ et nuancer leur implication au sein de l’EI.

– « Belle au bois dormant » incarne la quête d’un conjoint idéal, ces femmes idéalisant le comportement protecteur et vaillant des combattants musulmans. Une fois sur place, la désillusion est rapide : elles vivent sous la coupe d’un mari, l’espérance de vie des combattants au sein de l’EI est réduite, une femme peut être mariée à un conjoint différent dès que son mari décède, dans un cadre général où la polygamie est normalisée.

Certains réfutent l’idée de jeunes femmes innocentes en quête d’une cause noble partant rejoindre l’État islamique : « ce ne sont pas des femmes faibles, ce sont de véritables femmes, de véritables lionnes. Ce sont des femmes qui ont vécu, elles ont la trentaine/quarantaine, ont une histoire, un passé, une épaisseur. Ce ne sont pas les adolescentes qui partent en Syrie sur un coup de tête. Ces femmes ne sont pas des victimes. Ce sont des femmes fortes qui font des choix » (Matthieu Suc). Le djihadisme féminin ne saurait alors s’appréhender sous un seul angle, forcément simpliste.

La question des enfants est différente. Ceux qui rentrent ont moins de 14 ans, ils ont suivi leurs parents ou sont nés sur le sol syrien ou iraquien. En 2016, on comptait 420 enfants, dont un tiers né sur place sans aucune existence administrative, élevés et socialisés dans le conditionnement du djihadisme.

Le rôle des femmes et des enfants chez Daesh

L’EI reste une société où chacun a un rôle à jouer pour la faire fonctionner. Pour certains, le rôle des femmes est considéré comme passif, toutefois, une fois mariées, sous tutelle masculine, elles créent les futurs combattants, les « lionceaux du Califat ». La maternité devient alors un moyen de pérenniser une idéologie, mais aussi d’institutionnaliser ces futurs guerriers. La mission principale des femmes est donc d’élever la prochaine génération du Jihad. Elles restent ainsi pour la plupart au foyer, exception faite des plus diplômées qui peuvent apporter un soutien logistique en s’occupant des blessés, ou en animant la propagande de Daesh pour recruter.

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Tolérance du burkini à Tours : des petites compromissions à la grande soumission, par Clément Martin (Les Identitaires)

Récemment, le centre aquatique de Tours a pris la décision de tolérer le port du burkini dans son enceinte, justifiant cette décision par la nécessité de « nous adapter culturellement à notre société qui évolue[1] ». Derrière cet argument des plus faibles se cache la réalité de la reddition face à l’islamisation.

De la politique du textile à la politique de l’identité

Les débats sur les « vêtements islamiques » sont devenus un refrain connu du débat public en France. Il est rare qu’une semaine se passe sans que le sujet ne revienne sur la table, qu’il s’agisse du burkini dans les piscines, de la burqa lors des sorties scolaires ou du hijab dans l’entreprise. Pour la gauche, cette récurrence du sujet illustre l’islamophobie de la société française, dont l’État et les médias seraient les thuriféraires. La droite, quant à elle, voit dans ces polémiques à répétition la preuve de l’islamisation de la société française, dans laquelle l’influence de la culture et du prosélytisme religieux musulman sont de plus en plus puissants.

Si les seconds ont raison, ils peinent souvent à voir que la régularité du retour de ce débat dans la sphère médiatique montre que la société française est face à un blocage. En effet, il est certain que ces épisodes doivent être considérés comme des actes de conquête culturelle musulmane. En revanche, il est fondamental de comprendre que l’islamisation est un phénomène qui découle du changement démographique de notre pays et de notre continent. L’islam sert de bannière de ralliement à toutes les forces anti-européennes. Sans immigration de masse d’Afrique et du Maghreb, jamais les communautés musulmanes n’auraient pu s’implanter sur notre sol ; ainsi, les revendications culturelles islamiques n’auraient jamais fait leur apparition. Critiquer le burkini sans parler de remplacement démographique, c’est l’impasse assurée.

Pour enfin résoudre la question du vêtement islamique, il faut adopter une vision claire et concise : le problème avec le burkini (et la burqa et tous les autres accoutrements musulmans) n’est pas de nature textile ; le problème ne réside pas dans la tenue elle-même que dans la présence de ceux qui les portent.

Un archipel dans l’archipel

La non-résolution de la question de l’islamisation et de l’invasion démographique ne se soldera pas par une stagnation des rapports de force entre les autochtones européens et les allogènes mais bien plutôt par un lent transfert de pouvoir au profit des immigrés arabo-musulmans, récompensés dans leurs stratégies victimaires au rythme des concessions des pouvoirs publics locaux et des grandes entreprises. Ces compromissions successives sont tout autant justifiées par le conformisme ambiant que par la peur : celle de se mettre à dos les islamistes, la gauche ou les fanatiques de la mondialisation multiculturelle heureuse. Chacun fait ainsi le choix de céder une petite parcelle de terrain pour garantir sa tranquillité : après tout, permettre à quelques dizaines de femmes portant le burkini par an de se baigner, ça ne fera aucune différence. La différence en question ne se fera qu’à plus long terme et à l’échelle collective : lorsque l’Islam identifie un point faible dans notre civilisation, son réflexe ne consiste pas à se contenter de cette démonstration de tolérance, mais bien à vouloir épuiser ce filon de faiblesse pour maximiser son influence et son pouvoir. Progressivement, des poches d’influence islamique se constituent au cœur de notre culture.

Autonomes et quasi-imprenables, ces poches d’influence se multiplient sur le territoire, chacune préparant l’émergence de la prochaine. À ce rythme, la société française ressemblera à une « peau de léopard » (selon l’expression de Guillaume Faye), tachetée et désunie. Ce processus, c’est celui de la colonisation de l’Europe.

Au cours des siècles précédents, le combat viscéral entre l’Europe et l’islam se manifestait par des batailles sanglantes et des guerres épiques. Au xxie siècle, ce combat se poursuit férocement, mais selon les règles de la démographie et de l’influence politique (menée au nom des droits de l’homme et de la liberté individuelle) ; et dans ce combat, seuls les autochtones refusent de voir que c’est bien une guerre civilisationnelle qui est en cours, alors même que leurs adversaires revendiquent de porter l’uniforme…

[1] https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/la-direction-du-centre-aquatique-de-tours-defend-le-port-du-burkini

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pelosi joue avec des allumettes, par Jean-Noël Poirier

Nancy Pelosi

L’Amérique veille sur tous les fronts. Une guerre en Europe avec la Russie ne l’empêche pas de montrer sa détermination à défendre la démocratie contre le totalitarisme en Asie. L’Amérique a passé outre les menaces du Président Xi Jingping et Mme Nancy Pelosi est allée manifester son soutien aux Taïwanais.

Le monde entier a suivi cette visite avec attention et, pour les pays de la zone, une réelle inquiétude. Pékin allait-il imposer un blocus de l’île, tenter d’intercepter l’avion de la Présidente de la Chambre des Représentants, lancer une offensive électronique ou militaire contre la province rebelle ? Tout le monde a soufflé quand Nancy Pelosi a repris son avion pour Séoul puis Tokyo sans heurts.

En France, la pertinence de l’initiative américaine n’a guère fait débat. Les États-Unis défendent les démocraties, Taïwan est une vraie démocratie en Asie, donc les États-Unis défendent Taïwan. Le syllogisme est parfait. Il n’y a rien à redire, d’autant plus qu’en face, le régime de Xi Jingping présente un visage chaque jour plus inquiétant, impérialiste et implacable. Après avoir avalé Hong Kong, IL a annoncé à plusieurs reprises ces dernières années que son prochain plat de résistance serait Taïwan.

Pourtant, le journal Le Monde nous apprend que Mme Pelosi a été fraîchement accueillie en Corée et au Japon. À Séoul, elle n’a vu que son homologue et n’a même pas rencontré le Président coréen, à qui elle n’a fait que parler au téléphone. Que le président d’un pays aussi dépendant de l’armée américaine pour sa propre sécurité se permette de refuser un entretien avec l’un des trois plus hauts représentants des États-Unis est un affront qui traduit la forte désapprobation du président coréen de l’escale de Taipei.

Un équilibre fragile

Pourquoi ce mécontentement des alliés coréens et japonais ? Jean-Luc Mélenchon qui conserve le sens de l’histoire a bien résumé la situation. Taïwan est une partie intégrante de la Chine. Le monde entier reconnaît cette réalité historique et politique. Et, in fine, ce sont les Chinois eux-mêmes, des deux côtés du détroit, qui régleront ce problème entre eux. Naturellement, les écolos français ignorant l’histoire et la géographie – normal pour des déconstructeurs – ont crié à la « Xi JIngpingniphilie » de l’Insoumis en chef et se sont drapés dans la vertu pour pas cher.

Pourtant, la France depuis 1964, les États-Unis depuis décembre 1978 et tout l’Occident depuis reconnaissent que Taïwan fait partie de la Chine. Dans le même temps, personne ne souhaite que la République populaire de Chine (RPC) prenne le contrôle de Taïwan par la force. Faire cohabiter deux réalités aussi contradictoires demande beaucoup de diplomatie et de bonne volonté. C’est ce que tout le monde s’efforce de faire depuis cinquante ans. Pour cela, il faut que chacun « respecte les formes » et que les relations avec Taïwan demeurent à un niveau raisonnable, évalué quotidiennement sur chaque sujet. Le tort d’une visite de l’importance de celle de Mme Nancy Pelosi est de rompre cet équilibre, de briser les formes et de faire perdre la face au pouvoir chinois.

« Quand la Chine bouge, c’est toute l’Asie qui tremble ».

Ce propos, entendu de la bouche d’un ministre laotien il y a trente ans, est plus que jamais d’actualité. Les Chinois ont la mémoire longue et une telle humiliation ne pourra pas rester sans réponse. Des citoyens ordinaires, gavés de propagande du PCC, se filment sur les réseaux sociaux en train de crier leur colère et se frappent de rage à la suite de cet affront. Ces braves gens, taxés d’ultra-nationalistes en Occident, ne font que traduire à leur manière le sentiment d’humiliation ressentie non seulement par Xi Jingping, mais par une bonne partie de la population chinoise.

Les sanctions contre des produits taïwanais et les manœuvres agressives menées près des côtes de l’île ne suffiront probablement pas à laver l’affront. C’est bien cela qui inquiète la Corée et le Japon. Mme Nancy Pelosi a passé 72 heures dans la région, a joué avec le feu puis est repartie à Washington préparer les élections de mi-mandat, très loin des préoccupations du détroit de Taïwan. Coréens, Japonais, mais également Philippins, Vietnamiens et tous les autres voisins de la Chine, sont eux coincés sur place et devront vivre durant de nombreux mois dans un niveau de tension accru avec la Chine du fait de cette visite. Un vrai cadeau.

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Sur la Côte d’Azur, les plages privées à l’épreuve des tests de discrimination raciale de SOS Racisme : « Plus facile d’obtenir un transat quand on est blanc, que quand on est une personne racisée »

Trump et la traversée du Rubicon, par Clément Martin (Les Identitaires)

Donald Trump

Le 8 août dernier, le FBI menait une perquisition spectaculaire au domicile de l’ex-président des États-Unis Donald Trump. Celui-ci a publié un communiqué dénonçant un acte de « persécution politique ». Si les motifs du FBI concernant la perquisition n’ont pas encore été communiqués, ceux-ci sont finalement assez secondaires : ce qui importe dans cette affaire, c’est qu’elle incarne la rupture dont Trump s’est fait le porte-parole durant son premier mandat et la punition dont il fait désormais l’objet. Alors que tout porte à croire que Trump se présentera de nouveau à la candidature de la présidence en 2024 (et qu’il pourrait bien gagner), il est possible de faire le bilan de Trump et de l’avenir possible de la démocratie américaine, plus proche que jamais d’entrer dans sa période césariste.

Trump, acte I : le politique contre la bureaucratie

Dès l’annonce de sa candidature aux primaires républicaines pour l’élection présidentielle de 2016, Donald Trump a subi un barrage d’artillerie médiatique inégalé. Plus encore, il a été la cible d’un nombre invraisemblable d’attaques judiciaires, constituées d’accusations farfelues et sans fondement (sur sa déclaration de revenus, sur des accusations d’agressions sexuelles rapidement abandonnées, etc.) qui se sont amplifiées après son accession à la présidence. Durant ses 4 ans d’exercice du pouvoir, la rébellion de la bureaucratie n’a pas cessé à l’encontre du chef de l’État.

Qu’il s’agisse des juges démocrates, des médias mainstream ou des agences du gouvernement, le harcèlement politique a été ininterrompu. Et, à chaque fois qu’une de ces attaques a échoué, la bureaucratie, le parti démocrate et les néoconservateurs se sont attelés à préparer la prochaine. Les accusations de collusion de Trump avec Poutine pour voler l’élection de 2016 n’ont rien donné : le comité chargé d’enquêter, mené par le républicain anti-Trump Robert Mueller, a pourtant dû avouer au terme de son enquête que rien ne permettait de donner de la substance à ces accusations. De plus, le 45e président est le seul à avoir subi deux procédures (échouées) de destitution. Après les événements du 6 janvier, durant lesquels des supporters de Trump ont décidé de rentrer dans l’enceinte du Capitole pour protester contre les résultats des élections de 2020, une enquête a été ouverte à son encontre. Celle-ci tente de faire porter la responsabilité à l’ex-président de cet événement, dramatisé de façon hystérique par Washington.

Derrière les justifications légalistes et les discours de défense des institutions répétés par les artisans de cette chasse aux sorcières se cache en réalité une lutte politique féroce. Il n’a pas été pardonné à Trump d’avoir transgressé la mécanique bien huilée de l’alternance politique et d’avoir posé les vrais sujets politiques du moment sur la table (immigration, libre-échange, interventions militaires à l’étranger) et d’avoir dénoncé la collusion entre l’ensemble des médias mainstream, les universités, les ONG, la bureaucratie et le parti démocrate.

Trump, acte II : la traversée du Rubicon est-elle possible ?

Parmi les supporters les plus exaltés de Donald Trump, un certain nombre s’est plaint que celui-ci a raté son occasion historique de faire s’effondrer la machine bureaucratique qui empoisonne la république américaine et qui inflige la misère, la tyrannie, l’impérialisme et le remplacement démographique au peuple américain. Selon eux, Trump aurait dû dès les premières attaques à son encontre mener une offensive totale contre la bureaucratie pour restaurer la souveraineté du peuple à l’encontre de tous ceux qui souhaitent concentrer et conserver le pouvoir entre les mains d’une clique constituée par la faction des juges, les départements de sécurité intérieure et le complexe militaro-industriel.

Ce que ces ex-soutiens radicaux, désormais déçus, ne voient pas, c’est qu’une telle entreprise (similaire au coup d’État légal de De Gaulle en 1958) n’est pensable que si le régime est perçu comme profondément corrompu et délégitimé par une frange importante des soutiens du président en place. Or, les républicains trumpistes, s’ils appréciaient le programme du nouveau président, n’avaient pas encore saisi l’ampleur de la flétrissure des institutions légales et bureaucratiques et leur soumission aux intérêts du progressisme social et du globalisme le plus aveugle. C’est justement la lutte acharnée entre Trump et les légions de bureaucrates décidés à la faire tomber qui a révélé à son électorat que la république américaine avait déjà profondément changé de forme. Il ne s’agissait plus, comme dans l’ancien temps, de garantir un système démocratique équilibré destiné à générer une alternance saine et en bonne entente entre républicains et démocrates et qui se solderait par le gouvernement positif du pays. Désormais (et ce depuis plusieurs décennies déjà), la fonction des éléments « neutres » des institutions (FBI, CIA, lobbies divers et variés, juges politisés) était de garantir que jamais l’alternance ne viendrait perturber la lente dérive de la société américaine vers le multiculturalisme brutal, la réduction des libertés politiques et la saignée économique au profit des travailleurs enracinés au profit du marché global. Il fallait d’abord montrer à l’Amérique blanche et conservatrice que sa république était désormais bananière avant d’espérer pouvoir la faire tomber et la rebâtir.

Au vu de la performance désastreuse de Joe Biden et de son déficit de popularité, la victoire républicaine à la présidentielle de 2024 est des plus probables. En outre, la candidature de Trump aux primaires du parti ne fait plus aucun doute, d’autant plus qu’il n’a cessé de continuer à cultiver son influence au sein du camp républicain depuis son départ de la Maison blanche. S’il venait à gagner en 2024, nous pourrions assister à un bouleversement politique aux États-Unis comparable à la parenthèse du New Deal de Franklin Delano Roosevelt entre 1934 et 1938 ou à la reconstruction qui a suivi la guerre civile de 1861.

Endurci par un premier mandat qui a levé le voile sur le pouvoir réel de la bureaucratie, l’électorat de Trump est désormais plus prêt que jamais à suivre son leader si celui-ci venait à décider de traverser le Rubicon. Peut-on s’attendre à ce que 2024 soit l’année de l’avènement d’un césarisme américain ? Il ne reste plus qu’à attendre 2 ans pour avoir la réponse.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’Observatoire des sources, reflet direct de l’idéologie Wikipédia

wikipédia

Wikipédia promettait le règne de la foule éclairée, il est en réalité celui de minorités militantes. L’encyclopédie reflète l’activisme subversif de la gauche de la gauche libérale libertaire. Dernier exemple en date : l’Observatoire des sources de la communauté Wikipédia. Ce nouvel outil permet de perpétuer les préjugés dominants et d’excommunier les sources alternatives.

Malgré les formes, un outil de prescription

Ses auteurs l’assurent : l’Observatoire des sources n’est pas un « outil prescriptif ». Il n’interdit à personne l’accès à une source d’information, disent-ils. Pourtant, le ton de l’Observatoire s’avère particulièrement injonctif : « Puis-je utiliser un article d’@ojim_france comme source fiable ? » questionne-t-il pour la forme avant de répondre : « Non, car l’Ojim s’apparente à un blog d’extrême droite sans expertise reconnue. »

L’ODS, un outil pour orienter les esprits

Créé à l’été 2020 par la communauté Wikipédia, l’Observatoire des sources est formellement un index alphabétique de médias. Mais pas n’importe lesquelles : il recense ceux signalés pour leur manque supposé de fiabilité par la communauté wikipédienne. L’ODS présente un court résumé du média dénoncé et répertorie la discussion ayant amené à ce jugement, qui ressemble furieusement à une condamnation ou à un acquittement.

Ainsi l’Ojim n’est-il pas le seul média à faire les frais de cet outil incitatif :

Valeurs actuelles: « magazine marqué politiquement à droite, voire à l’extrême droite. Les discussions insistent quant à la nécessité de ne l’utiliser qu’en complément d’une source secondaire de qualité, et de veiller à WP:Proportion.»
Breizh info: « faux site d’infos. A été ajouté en liste noire locale. »
Causeur : « journal en ligne polémique, d’inspiration principalement « conservatrice, souverainiste et républicaine ». Sa fiabilité est contestée. La discussion a abouti à la conclusion qu’il peut être utilisé en complément d’une source secondaire de qualité (et dans le respect de Wikipédia:Importance disproportionnée). »
Aleteia : « site web d’information catholique, directement lié à l’Église catholique (…) peut être considéré comme une source secondaire, orientée. »
Conflits: « La seule discussion à son sujet a conduit à estimer que c’était une source à n’utiliser qu’en complément d’une source secondaire de qualité et en veillant au respect de Wikipédia: Importance disproportionnée. »
Sud Radio: « radio française se voulant généraliste. Elle a été épinglée à de nombreuses reprises comme diffusant des opinions minoritaires, voire de fausses informations. Selon la discussion, sa fiabilité est donc affaiblie, et elle ne devrait pas être utilisée seule pour justifier l’introduction d’une information spécifique. »
Boulevard Voltaire: « site d’opinion d’extrême droite… peu fiable. »
Russia Today: « chaine de télévision et site financés par l’État russe et assimilés à de la propagande et/ou désinformation. »

Ainsi les médias dénoncés se voient-ils, au mieux, relégués en seconde zone. Au pire sont-ils bannis. Inversement, des médias analogues, mais politiquement diamétralement opposés, se voient traités avec davantage d’indulgence :

Acrimed, « Source secondaire d’analyse et de critique des médias, sous forme d’association, ancrée politiquement à gauche », est jugé plus fréquentable que l’Ojim : « Son usage est régulièrement discuté ; dans tous les cas, Wikipédia:Importance disproportionnée s’applique.»
Bondy Blog: « média participatif consacré aux quartiers sensibles. Il est proche de revendications communautaristes musulmanes selon certains observateurs, tandis que d’autres sources y voient un média de qualité. Peut être utilisé comme source secondaire dans le respect de Wikipédia:Importance disproportionnée. »
Têtu : « Source de presse spécialisée, considérée comme fiable. Les discussions portent sur l’application de WP:PROPORTION. »

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L’ONU épingle la France pour avoir interdit à une femme de porter le voile lors d’une formation professionnelle

[Entretien] : « Chaque région a ses traditions, ses usages, ses coutumes. C’est un patrimoine immatériel à protéger. »

Yves d'Amécourt

Observateur et acteur de la vie rurale, Yves d’Amécourt est père de famille, vigneron, ancien élu de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine*, porte-parole national du Mouvement de la ruralité (ex Chasse, pêche, nature et traditions, CPNT). Durant l’été, période propice pour s’intéresser à nos campagnes, il nous donnera son éclairage sur l’actualité paysanne.

Gabrielle Cluzel : Depuis le 1er juillet, le Puy-de-Dôme a décidé de revenir à la limitation de vitesse de 90 km/h. Cinq autres départements l’ont déjà fait. À la rentrée, sept départements en auront totalement fini avec la limitation de 80 km/h imposée en 2018. Une bonne nouvelle pour le rural que vous êtes ?

Yves d’Amécourt : Souvenons-nous que cette limitation à 80 km/h est arrivée au Parlement comme un cheveu sur la soupe… Cela ne faisait pas partie du projet présidentiel d’Emmanuel Macron. C’était une idée d’Édouard Philippe. Cette mesure, avec celle d’une nouvelle taxe sur les carburants, avait déclenché la crise des gilets jaunes. Ce furent les deux gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase du « ras-le-bol ». Pour donner des gages aux gilets jaunes après le tour de France du président de la République, le Premier ministre, s’est dit « ouvert à des évolutions » et prêt à laisser les départements revenir aux 90 km/h sur certaines routes. Bref, ce fut la « patate chaude » !

Aujourd’hui, dans certains endroits, une même route change deux ou trois fois de département, et… de vitesse. Si l’on y ajoute quelques carrefours limités à 70 km/h, des hameaux à 50 km/h, tout cela n’a plus aucun sens et devient même dangereux. D’où la décision du Puy-de-Dôme d’adopter la même vitesse que ses départements voisins.

La limitation à 90 km/h devrait être une règle nationale sur les routes départementales qui comportent une signalisation horizontale et, sur les côtés, des bandes multifonctionnelles. Les départements ont engagé des sommes importantes sur ces routes pour en améliorer la sécurité, faire des détours d’agglomérations. Elles sont tout à fait adaptées à une vitesse de 90 km/h, voire 100 km/h. Il en va de même des routes à trois voies. Ensuite, il y a les routes communales et départementales d’intérêt local qui ne comportent pas de signalisation centrale. Elles peuvent être limitées à 80 km/h, voire à 70 dans certain cas.

Cette limitation à 80 km/h n’a pas apporté la preuve de son efficacité sur la réduction du nombre d’accidents. Elle a coûté très cher au contribuable en pose de panneaux, d’une part, et en amende pour excès de vitesse, d’autre part. Nos routes sont un capharnaüm de panneaux.

Ce qui est important, c’est que les limitations soient homogènes le long d’un axe afin que les conducteurs se concentrent sur la circulation plutôt que sur les changements de vitesse. L’idée est tout de même que la vitesse dépende de la qualité du réseau plutôt que de la couleur politique du président du département !

G. C. : Cette semaine, vous avez taclé sur les réseaux sociaux les écologistes qui, dans votre région, la Gironde, s’élèvent contre la plantation de pins maritimes, jugés trop « inflammables ». N’entend-on pas pourtant le même son de cloche du côté des pompiers ?

Y. A. : Les écologistes n’aiment pas la forêt cultivée. Ils n’aiment pas les peupliers, un bois de déroulage, qui a pourtant de multiples usages. Ils n’aiment pas les robiniers qu’ils jugent « invasifs ». Ils n’aiment pas la monoculture des douglas en Limousin. Ils n’aiment pas les plantations homogènes et rectilignes du centre de la France. Ils n’aiment pas les résineux des Landes qu’ils trouvent trop « inflammables ». Ici, nous sommes habitués à leurs lubies sur ce qu’ils appellent « la culture industrielle du pin », la forêt « artificielle », selon leurs mots.

En fait, le pin maritime est une essence indigène des Landes de Gascogne, une des seules qui pousse dans les sables dunaires et les sols acides et pauvres. Il supporte bien les fortes chaleurs et la canicule. Il fait partie des arbres pyrophytes, comme le chêne-liège. Il est inflammable à cause de sa sève. C’est pour cette raison que les sylviculteurs et les pompiers ont mis en place tout un système de DFCI (défense de la forêt contre les incendies).

Je rappelle que les incendies, en France, sont d’origine humaine dans 95 % des cas ! Ce sont les incivilités qui mettent le feu, pas les arbres, fussent-ils résineux.

Dans les Landes, la forêt « primaire » faisait 200.000 hectares et était déjà exploitée par les Romains, pour son bois et sa résine. Elle a disparu avec l’arrivée des Germains. Peu entretenue, elle fut peu à peu défrichée, au profit de l’élevage. Elle est alors devenue un marécage insalubre où les moustiques prospéraient, et avec eux le paludisme. Sans les arbres, le vent poussait le sable dans les terres, créant des dunes mobiles dont l’avancée menaçait les villages et l’habitat des hommes.

Sous l’impulsion de Louis Napoléon, la loi du 19 juin 1857 imposa aux communes de grands travaux d’assainissement des marécages et de plantation d’arbres. Le but était de purifier la zone et de développer la sylviculture pour l’industrie, notamment le gemmage qui permettait de récupérer la sève des pins maritimes pour la transformer en essence de térébenthine et en colophane.

Si les écologistes connaissaient un peu mieux l’histoire des forêts de France ils s’apercevraient que toutes sont des créations des hommes. « Des forêts et des hommes », c’est une longue histoire ! Aujourd’hui, la forêt des Landes est une forêt cultivée qui produit du bois d’œuvre pour la construction, l’ameublement, des bois d’emballage. Les éclaircies successives alimentent l’industrie du papier et du carton… Autant de produits « bio » que les écologistes, par ailleurs, plébiscitent !

On est tout de même dans un drôle de pays où l’on veut du bois pour remplacer le béton et le plastique, pour absorber le gaz carbonique, mais on est contre la culture des arbres ! Pourtant, pour que le bois soit utilisable, il faut que l’homme l’accompagne dans sa croissance avec tout son savoir-faire.

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Comment obtenir le pouvoir ? – Manuel de Guérilla culturelle, par Thaïs d’Escufon

Thaïs d'Escufon

10/08/2022 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
C’est l’été, et quelle meilleure saison que celle-ci pour se mettre, ou se remettre, à lire ? Et pourquoi pas des livres politiques cette fois-ci ?

Oui mais le problème c’est que vous ne savez pas par où commencer, ou bien vous avez parfois du mal à voir le bout du tunnel dans le combat pour nos idées.

Comme l’écrit Thaïs d’Escufon : « Pas de panique, j’ai ce qu’il vous faut. Laissez-moi vous présenter ce bréviaire de la politique qu’est l’ouvrage « Courage ! Manuel de Guérilla Culturelle » de François Bousquet. »


Vive l’été médiatique !, par Philippe Bilger

Jean-Louis Trintignant

On se passe très bien de la chose politicienne même si certains de mes billets démontrent le contraire.

On peut se dispenser du président de la République, du ministre de l’Intérieur et du garde des des Sceaux même si quelques-uns de mes posts leur sont consacrés.

On peut faire l’impasse sur l’écume des jours, l’insignifiance des choses et parfois le ridicule de postures et de comportements qui ne mériteraient rien d’autre qu’une indifférence intellectuelle, un dédain civique.

Mais encore faudrait-il qu’on nous permette de fuir ces sujets et de nous délivrer de l’accessoire pour nous concentrer sur l’essentiel. Et c’est là où l’été médiatique joue son rôle à plein pour les personnalités comme pour les sujets.

En effet comment ne pas remarquer que durant les vacances il y a pour certaines fonctions médiatiques des titulaires qui font regretter de n’être pas permanents. Je songe aux présentateurs Audrey Mara-Crespo et Julien Arnaud sur TF1. L’une et l’autre sont pourvus d’un incroyable naturel qui ne nous donne jamais l’impression qu’ils jouent un rôle, ce qui ne les incite pas sans cesse à se prendre pour ce qu’ils ne sont pas : des donneurs de leçons au lieu de se contenter d’être des journalistes rendant compte modestement de l’actualité et veillant à ne pas passer abruptement d’un reportage sur les chats à une catastrophe internationale.

Vive l’été médiatique qui nous offre, dans Le Figaro, une série d’articles enthousiastes, fins et informés d’Eric Neuhoff sur Marilyn Monroe.

Vive l’été médiatique qui, pour une fois, nous autorise à féliciter le Monde sur un double plan. Samuel Blumenfeld nous a permis de lire six séquences biographiques et analyses de cette personnalité étrange, intelligente, torturée et talentueuse qu’a été Jean-Louis Trintignant.

Et, surprise plus rare, une double page a été consacrée au RN et à Marine Le Pen. Les journalistes dont Abel Mestre ont été à peu près objectifs et même stimulants dans leur approche, ce qui nous a changé des poncifs et partialités quotidiens que ce journal se piquant d’être l’éveilleur de conscience d’une gauche satisfaite d’elle-même, répand sans se lasser.

Vive l’été médiatique qui dans le JDD a projeté à plusieurs reprises la lumière sur une actrice exceptionnelle et une femme de qualité : Nathalie Baye.

Je pourrais donner d’autres exemples de ces miracles de l’été où, croyant nous priver de l’important, on nous fait don en réalité du capital. Où, imaginant nous débarrasser de l’inutile, on nous livre au contraire le plus passionnant de la vie, de la culture et de l’art.

J’espère que ces expériences estivales m’aideront à me désintoxiquer (au moins un peu !) de la chose politicienne.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Des sanctions contre Moscou ou contre nous ?

poutine macron

Exigées par Volodymyr Zelensky et imposées par Bruxelles, les sanctions contre la Russie se révèlent catastrophiques pour les économies européennes et surtout la nôtre. Les hommes politiques qui les ont appliquées pourraient le payer cher car un réveil des Gilets jaunes ou de mouvements similaires ne peut être exclu.
Par Camille Galic, journaliste et essayiste.

Le 1er juin déjà, Marine Le Pen avait mis en garde contre la paupérisation des Français suite aux six paquets de sanctions contre la Russie décidés par Bruxelles. Perseverare diabolicum, elle a récidivé dans sa conférence de presse du 2 août, en souhaitant que ces sanctions« disparaissent pour éviter à l’Europe de se retrouver face à un black-out, notamment concernant les importations de gaz », car elles « ne servent strictement à rien, si ce n’est à faire souffrir les peuples européens et, accessoirement, le peuple français ». Et la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale de marteler : « Il faut être vraiment de mauvaise foi pour ne pas constater que, contrairement aux rodomontades de notre gouvernement, l’économie russe n’est pas à genoux et n’est pas en cessation de paiement… Nous sommes beaucoup plus victimes de ces sanctions que ne l’est la Russie qui a trouvé d’autres clients et qui contourne les différents embargos. »

Vers un hiver de précarité énergétique

Ce constat a bien entendu déchaîné l’ire de la Mediaklarura et du gouvernement qui, accusé d’« inertie », a riposté par la voix du ministre de la Transition énergétique. Agnès Pannier-Runacher a donc déclaré sur CNews le lendemain :« Nous sommes aujourd’hui à 80% de remplissage de nos stocks de gaz stratégiques, nous sommes en avance par rapport à notre objectif et cela veut dire que nous remplirons à 100% nos stockages avant le 1er novembre, ce qui était notre objectif ».

Tant mieux, mais ces réserves stratégiques ne représentent qu’environ 25% de la consommation annuelle de la France. Que se passera-t-il si l’hiver est aussi glacial que l’été est caniculaire ? Et à quel taux nous approvisionnerons-nous, même si le chef de l’État courtise éhontément tous les fournisseurs potentiels, du castriste vénézuélien Maduro au prince héritier saoudien Mohamed ben Salman (reçu le 28 juillet à l’Élysée avec tous les honneurs), tous deux voués hier encore aux gémonies pour leur mépris des droits de l’homme ? Citée par le site économique de La Tribune, l’Agence internationale de l’énergie avertit d’ailleurs « que ces efforts ne suffiront pas à compenser la perte du gaz russe et que le Vieux continent s’apprête à connaitre un hiver de précarité énergétique ».

Encore Marine Le Pen n’avait-elle abordé le 2 août que la question des hydrocarbures, mais c’est en bien d’autres domaines que se retournent contre nous les sanctions prises contre Moscou sur l’injonction de l’Ukrainien Zelenski qui, le 23 mars dernier, enjoignait à un gouvernement et à un Parlement français soumis comme des agneaux de cesser toute relation commerciale avec Moscou : « Les entreprises françaises, éructait-il, doivent quitter le marché russe. Renault, Auchan, Leroy Merlin et autres, ils doivent cesser d’être les sponsors de la machine de guerre de la Russie. Ils doivent arrêter de financer le meurtre d’enfants et de femmes, le viol. Tout le monde doit se rappeler que les valeurs valent plus que les bénéfices. »

Retraite de Russie pour la Générale et Renault

Résultat, le jour même où s’exprimait le député du Nord, la Société Générale, qui avait obéi à l’oukase du président ukrainien, annonçait 1,5 milliard d’euros de pertes au deuxième trimestre, conséquence de la cession en mai, pour un prix symbolique, de sa filiale russe Rosbank au fonds d’investissement russe Interros fondé par l’oligarque Vladimir Potanine, proche de… Vladimir Poutine ! Lequel a donc fait en l’occurrence une excellente affaire.

Et nul n’a oublié la déconfiture simultanée de Renault contrainte par l’État français, lui-même harcelé par la Commission européenne, de vendre pour un rouble symbolique sa filiale AvtoVAZ, (qui produit les très populaires Lada) à Nami, institut public de recherche russe consacré à l’automobile, et à la ville de Moscou sa filiale Renault Russie.

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