La guerre civile est à nos portes. Et si Guillaume Faye avait raison ?

Vers un crash économique mondial ? – Par Guillaume Faye

06/04/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Les économistes classiques distinguent deux niveaux de crise : la récession et la dépression, la première étant passagère (une grippe), la seconde étant plus grave (une pneumonie), comme la crise de 1929. Il existe un troisième niveau, jamais envisagé, à tort, par les économistes officiels : le crash, comparable à un cancer. Mortel. Le dernier en date eut lieu au début du Ve siècle avec l’effondrement de l’Empire romain d’Occident. Il aura fallu près de mille ans pour s’en remettre. Voici quels sont les facteurs de déclenchement possibles de l’ apocalypse économique.

1. Un mécanisme spéculatif international fondé sur des robots numériques et déconnecté de l’économie réelle.

Le spéculateur va du fonds de pension au petit épargnant en passant par les banques et autres institutions financières, avec aussi les fonds souverains et les important investisseurs privés. Les bourses ne dépendent plus des ordres concrets des détenteurs d’actions mais les ordres d’achats et de ventes, instantanés, sont définis par des algorithmes informatiques, simplement contrôlés, mais non décidés intelligemment, par des ”financiers” rivés à leurs écrans. Ce sont les milliers de robots interconnectés qui décident de vendre, d’acheter, d’emprunter, de prêter. De gigantesques flux d’argent, hors contrôle et totalement virtuels innervent la planète à une vitesse et avec une instantanéité phénoménales. Cela n’a aucun rapport avec l’économie réelle et peut créer des bulles explosives. Le terme d’ « économie de casino », créé par le prix Nobel d’économie Maurice Allais s’applique aujourd’hui bien plus que de son temps.

2. Un système bancaire international opaque et adepte de pratiques dangereuses.

Blanchiment d’argent sale, aide aux fraudes fiscales, prêts pourris… La prudence et l’honnêteté de beaucoup de banques (pas toutes évidemment !) dans tous les pays du monde peuvent être mises en cause. Il en va de même pour les compagnies d’assurance. Les banques des deux premières économies mondiales (États–Unis et Chine) sont particulièrement adeptes de créances douteuses et de pratiques risquées et opaques. L’absence de réorganisation du système bancaire international après l’alerte de 2008–2009 est inquiétante parce que le niveau des créances et d’opérations dangereuses ne cesse d’augmenter.

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Quand certains journalistes rêvent de devenir flics

Source : OJIM

Il y a des vocations ratées. Certains se retrouvent dans le domaine de l’information (ou plutôt ce qu’ils croient être de l’information même s’ils sont la plupart du temps dans le formatage) alors qu’ils ont en eux une vocation rentrée d’enquêteur, de dénonciateur et rêvent de maintien de l’ordre. Démonstration.

C’est une tribune de France 3 Nord Pas de Calais du 9 mai dernier. Pas la tribune d’un homme politique, d’un syndicat ou d’une association, non, une tribune de la rédaction. On pourrait imaginer une tribune pour défendre la liberté d’expression mise à mal par les lois mémorielles liberticides. Ou un tribune pour protéger les sources des journalistes. Non, c’est une tribune appelant à la répression contre les internautes qui postent des commentaires incorrects sur le site régional de France 3… Des internautes se réjouissant de la disparition d’un migrant, par exemple. Chacun jugera ces commentaires comme il l’entend mais il est, disons, étonnant, de lire des journalistes (sic) qui prétendent remplacer la police et pourquoi pas les magistrats. Comme le souligne Libération avec ferveur « Au sein des rédactions concernées certains journalistes pensent donc qu’il faudrait porter plainte pour aller au bout des choses » (c’est nous qui soulignons).

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Xavier Raufer : « Avec les islamo-gauchistes, désigner l’ennemi devient difficile… »

24/05/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Durant son audition, le 10 mai dernier, devant la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, Patrick Calvar, le patron de la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), a exprimé ses craintes d’un nouvel attentat terroriste sur le sol français. Mais, chose étonnante, il a conclu sur la nécessité de combattre « l’ultra-droite » qui n’attendrait, selon lui que « la confrontation ». Réaction de Xavier Raufer.


Hofer

Autriche : percée historique des populistes du FPÖ, par Jean-Yves Le Gallou

Caramba ! Encore raté ! Norbert Hofer manque à 30 000 voix près l’accès à la Hofburg. Grâce au vote par correspondance des expats et des maisons de retraite, le système sauve la mise. De fort peu toutefois. Mais pour la première fois à une élection nationale en Europe de l’Ouest, un candidat populiste mobilise la moitié de l’électorat pour sa cause. C’est un fait majeur. 

Jean-Yves Le GallouC’est l’invasion migratoire qui fournit la première explication de ce succès : l’Autriche a été le point de passage des migrants venus de Grèce. Son gouvernement de coalition démocrate-chrétien/socialiste a payé au prix fort son soutien initial (avant de s’en détacher) à la folle politique d’Angela Merkel : ses candidats ont été éliminés dès le premier tour de l’élection présidentielle, incapables de réunir à eux deux plus de 22 %. A contrario, le FPÖ a capitalisé sur son opposition sans faille à l’immigration, premier point de son programme.

Norbert Hofer – un patronyme historique en Autriche – s’est révélé un bon candidat. 45 ans, ingénieur aéronautique de formation, amateur de sports aériens (grièvement blessé en 2003), vice-président du Parlement, c’est un homme d’allure modérée mais ferme dans ses convictions : militant depuis plus de 20 ans au FPÖ, c’est le principal rédacteur de son programme de 2011.

Le FPÖ est d’abord un parti identitaire, qui considère l’Autriche comme une composante de la « communauté de langue, de peuple et de culture allemande ». Beaucoup de ses dirigeants sont issus des corporations étudiantes héritières de la culture nationale du XIXesiècle. Le point 1 du programme du FPÖ est l’arrêt de l’immigration. Il est aussi partisan, selon l’exemple suisse, de la démocratie directe et propose notamment d’interdire par référendum les minarets et le voile islamique dans l’espace public. Le FPÖ est aussi farouchement hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Ces positions expliquent son succès dans les couches populaires.

C’est ensuite un parti conservateur, défenseur de la famille traditionnelle. Le FPÖ se montre très critique sur les évolutions sociétales prônant le mariage homosexuel ou la théorie du genre. Comme héritier assumé des révolutions « bourgeoises démocratiques » de 1848, il adhère aux valeurs morales du petit peuple d’artisans, de commerçants et de petits entrepreneurs qui ont constitué sa base électorale d’origine. Il est attaché à la liberté d’entreprendre.

Enfin, sur les questions européennes, c’est un parti eurosceptique mais pas europhobe. Il en tient pour une autre Europe : ses principes sont « l’Autriche d’abord » et la subsidiarité. Très critique à l’égard de la Commission européenne, le FPÖ ne prône pour autant ni sortie de l’Union ni de l’euro. Il est pour une « Europe des peuples ».

Le succès du Parti de la Liberté d’Autriche est une leçon pour tous les partis populistes européens. Elle montre que :
– La lutte contre l’immigration et la défense de l’identité constitue un ressort électoral bien plus puissant que la critique de l’Union européenne ou de l’euro ;
– C’est cet axe programmatique qui permet de conquérir un électorat populaire sans recourir à des annonces démagogiques effrayantes pour l’électorat modéré ;
– À l’aube du XXIe siècle, le cocktail électoral gagnant, c’est l’alliance du combat pour l’identité et du combat pour les valeurs.

Texte paru sur Boulevard Voltaire

Kevin Philippy

La police désarmée, par Caroline Parmentier

La police que Cazeneuve aime, c’est celle qui ne riposte pas et ne fait jamais usage de son arme.

« Vous êtes un exemple » a-t-il déclaré au très courageux Kevin Philippy en le décorant. Il s’en est pourtant fallu de peu qu’il y reste. Lui et sa collègue Alison Barthélémy. Les images vidéos témoignent de la violence criminelle des casseurs gauchistes pulvérisant à coups de barre de fer les vitres du conducteur et du passager, tapant sur la carrosserie puis jetant un engin incendiaire tandis que les fonctionnaires étaient encore dans le véhicule qui s’enflammera et brûlera entièrement et enfin cognant à coups de tuyaux sur Kevin Philippy qui se protégera à mains nues et sera contraint de battre en retraite.

C’est bien cela le modèle de police que prône Cazeneuve ? Une police désarmée contrainte de reculer devant ceux qui veulent la tuer ? Et le ministre de l’Intérieur d’insister dans son discours : « A aucun moment, on ne vous voit porter la main à votre arme. » Parce que s’il l’avait fait, c’eût été hautement répréhensible ? Et Cazeneuve aurait été le premier à le lâcher ? Avant le lynchage des médias puis celui de la justice.

Interrogé par la presse Kevin Philippy aura des mots lourds de sens : « Je ne suis pas le seul, il y a des collègues sur le terrain qui prennent plus cher que moi. Ce sont eux les héros et pas moi. » Alors que près de 500 policiers ont été blessés depuis le début de cette chienlit, dont plusieurs grièvement, certains lynchés à même le sol avec une haine inouïe, c’est ça le signal que le premier flic de France envoie aux forces de l’ordre exténuées et révoltées ? C’est comme ça qu’il compte rétablir l’ordre et l’autorité régalienne de l’Etat alors que les émeutes ravagent les centres-villes et affaiblissent le pays sur lequel la menace terroriste islamiste pèse plus que jamais ?

Les quatre agresseurs de Kevin Philippy et Alison Barthélémy sont à l’image de cette racaille gauchiste que le gouvernement traite avec une incroyable complaisance et une indulgence paternelle. Ils pourraient être les enfants de Cazeneuve ou Cazeneuve lui-même s’il n’était pas devenu sagement juriste à la Banque populaire avant d’intégrer les cabinets ministériels. Agés de 18 à 32 ans, ce sont trois « étudiants » en histoire, sociologie et géographie et un chômeur. Gardons-lui précieusement ses allocations-chômage à celui-là, surtout qu’il suit une formation d’éducateur spécialisé pour laquelle il a comme on le voit les meilleures prédispositions. Ils sont issus de milieux « favorisés ». Tous « militants antifascistes ». De « bons jeunes » on vous dit. Et eux quand ils tabassent un policier noir, ce n’est pas du racisme.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent n° 8613 daté du 24 mai 2016

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Eagles of Death Metal : la bien-pensance a encore frappé

Source : Boulevard Voltaire

Le massacre du Bataclan n’a pas fini de faire parler de lui. Jesse Hughes, le leader du groupe Eagles of Death Metal dont les membres avaient échappé à la tuerie, vient de déclencher l’ire de deux festivals français de musique. Rock en Seine et le Festival du Cabaret Vert de Charleville-Mézières viennent purement et simplement d’annuler leurs concerts. C’est un tweet de François Missionnier, le créateur de Rock en Seine, qui nous le confirme : « En désaccord total avec les récents propos tenus à un média américain par Jesse Hughes, le chanteur des Eagles, les deux festivals ont décidé d’annuler les concerts du groupe. »

Claude Askolovitch vient d’en rajouter une couche en tweetant : « C’est en allant écouter un vieux con que des dizaines d’innocents ont rencontré leurs assassins. » Il est vrai que ce polémiste a largement pris une positon pro-islamiste dans son livre Nos mal-aimés. 

Mais qu’a donc déclaré le chanteur pour déclencher un tel séisme ? Je vous le donne en mille : Jesse Hughes s’est permis de critiquer l’islam. Il a osé accuser l’islam d’être responsable du carnage parisien.

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Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem et les « hommes blancs »

22/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Aujourd’hui personne, de gauche ou droite, n’imaginerait conduire une liste sans femmes ou personnes issues de l’immigration. » Dixit Najat Vallaud-Belkacem dans une interview publiée hier par le quotidien belge Le Soir. Pour le ministre de l’Education nationale, la classe politique française peut même être donnée en exemple, par rapport, en particulier, au Brésil, où, s’indigne-t-elle, « le nouveau gouvernement est fait exclusivement d’hommes blancs ! » Le point d’exclamation est d’origine.

Dans ce même entretien, à la question : « Manuel Valls dit que la gauche peut mourir… », Najat Vallaud-Belkacem répond : « Non, moi j’ai la plus grande foi dans la gauche. C’est la gauche qui sauvera notre modèle de société. » Une société où les hommes blancs auraient été renvoyés à leurs cuisines ?

Panneau Bisounours Maalbeek

Une vidéo Bisounours pour commémorer les attentats de Bruxelles

22/05/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Deux mois jour pour jour après les attentats islamistes de Bruxelles, la STIB (Société des transports intercommunaux de transports) a mis une ligne une vidéo incroyablement Bisounours pour commémorer l’attentat à la station de métro de Maalbeek, qui avait fait 16 morts et une centaine de blessés.

Durant six minutes, la vidéo égrène les témoignages d’employés et d’usagers du métro sur « la journée du 22 mars », « les événements », « cette journée-là », toutes formules qui ont pour but de ne pas employer les mots « terrorisme », « islamistes » ou, bien sûr, « assassins » ou « salopards ». La morale : il faut « prendre la vie du bon côté » et tout cela n’a rien à voir avec l’islam…

Allez, bisous !

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Ces patrons de presse cités dans les « Panama Papers »

Source : OJIM

Début avril, l’International Consortium of Investigate Journalists (ICIJ), basé à Washington, révélait plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Des personnalités étaient citées comme ayant eu recours à ce cabinet pour créer des sociétés offshore afin de dissimuler leurs actifs. Parmi elles, des patrons de presse…

Patrick Drahi, actionnaire de Libération, L’Express, BFMTV…

Propriétaire d’Altice (SFR, Numéricable) et actionnaire de nombreux médias français (Libération, L’Express, BFMTV, RMC), Patrick Drahi a vu son nom repris par L’Obs et « Cash Investigation » (mais pas Le Monde…) dans le scandale des « Panama Papers ».

Aussitôt, Altice s’est fendu d’un communiqué affirmant avoir eu recours tout à fait légalement, entre novembre 2008 et décembre 2010, aux services d’une société panaméenne. « Le groupe international Altice, que contrôle M. Patrick Drahi et qui compte aujourd’hui 262 filiales et participations dans le monde, a recouru à une société panaméenne, dans laquelle ni M. Patrick Drahi ni le groupe Altice n’ont jamais détenu, directement ou indirectement, de participation », explique le communiqué.

Pour Altice, cette société offshore « a été utilisée sur des opérations accessoires pour des raisons de stricte confidentialité et dans des conditions parfaitement légales, sans aucune incidence fiscale, et a fortiori étrangères, de près ou de loin, à toute fin d’évasion, de dissimulation, ou d’optimisation fiscale ».

Il faut dire que l’organigramme de l’empire Drahi est tellement complexe qu’il est difficile de s’y retrouver. Malgré tout, quelques lignes se dégagent, notamment grâce à ce graphique réalisé par Capital (voir également notre infographie).

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La vidéo choc du Collectif « On est chez nous ! »

20/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : Le Collectif « On est chez nous ! », qui appelle à une manifestation le 28 mai à Paris, diffuse une vidéo choc. « Bataclan : les Français massacrés. Calais : la France occupée. Black M à Verdun : la France humiliée. Depuis trop longtemps, les Français se taisent. Il est temps de prendre la rue. Face à l’urgence, plus d’attentisme. Le 28 mai à Paris, montrons-leur ! » Voici cette vidéo.

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Ami de Clément Méric

Voiture de police incendiée : des amis de Clément Méric en garde à vue

20/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : Après l’assaut ultraviolent donné contre une voiture de police et contre son conducteur, cinq personnes sont toujours en garde à vue. Tous sont des « antifas ». Deux, Antonin B. et son frère, relèvent du groupe Action Anti-Fasciste Paris Banlieue. Les amis de Clément Méric !

Antonin B., « fils de bonne famille, domicilié dans le quartier de Montparnasse », avait fait l’objet d’une interdiction de manifestation, dont il avait obtenu la levée devant le tribunal administratif !

« Devant le tribunal administratif, rapporte iTélé, l’avocat de la préfecture avait produit contre Antonin B. une note blanche, datée du 28 avril 2016, des services de la Direction du Renseignement de la préfecture de Police (DRPP). Dans ce document, le préfet relevait que l’activiste présumé avait participé à deux rassemblements interdits et était “soupçonné d’avoir participé à l’agression d’un militaire, hors service, engagé dans l’opération Sentinelle dans la capitale“. Ce qu’a démenti l’intéressé, […] Pas suffisant pour le tribunal administratif, qui considère que le préfet de police ne “produit aucun élément permettant de retenir qu’Antonin B a personnellement participé à ces dégradations et violences“. »

Aujourd’hui Antonin B est soupçonné de « tentative d’homicide volontaire ».

 

Bruno Mégret

Bruno Mégret : ce que pourrait être le quinquennat du redressement

20/05/2016 – PARIS (NOVOpress) : En retrait de la vie politique depuis 2008, Bruno Mégret publie Le Temps du Phénix, un récit d’anticipation qui relate le quinquennat d’un président imaginaire, « en rupture avec le politiquement correct », élu en 2017. L’ancien président du Mouvement national républicain (MNR) nous parle de son ouvrage.

Bruno MégretNovopress : Vous venez de publier un nouvel ouvrage, le Temps du Phénix, aux éditions Cité Liberté. Ce n’est pas un livre politique d’analyse et de propositions comme il en existe beaucoup. Peut-on dire qu’il s’agit d’un roman ?

Bruno Mégret : En tout cas c’est un récit romancé puisque, dans ce livre, j’ai imaginé un candidat issu de la droite de conviction élu président de la République en 2017 et je relate les cinq années de sa mandature, les oppositions qu’il rencontre, le programme qu’il met en œuvre, les épreuves qu’il traverse, les succès qu’il connaît.

J’ai choisi cette forme car beaucoup de Français considèrent aujourd’hui la cause de notre pays comme perdue. « Même si vous arriviez au pouvoir, vous ne pourriez rien faire » nous disent-ils en évoquant le poids du système politiquement correct : les médias, les syndicats, Bruxelles notamment.

Pour ma part, je pense qu’il n’en est rien et qu’il existe une stratégie pour réformer notre pays de façon spectaculaire en cinq années seulement. Et dans cet ouvrage, j’ai voulu montrer comment c’était possible.

Quand on voit les désordres que provoque la moindre réforme, même menée par des socialistes, on se demande ce qui vous permet d’être aussi optimiste.

Il est vrai qu’en regardant la situation telle qu’elle est aujourd’hui, on peut légitimement penser que la tâche est impossible. Dans le système actuel, un président issu de la vraie droite, même soutenu par une majorité à l’Assemblée nationale, ne pourrait en effet que prendre des mesures symboliques ou homéopathiques, certes plus sympathiques que celles de la classe politique mais tout aussi inefficaces. Car il serait complètement phagocyté par tous les contre-pouvoirs qui dominent aujourd’hui la classe politique.

Aussi, dans le Temps du phénix, le président commence-t-il par neutraliser ces contre-pouvoirs grâce à une série de mesures destinées comme il le dit lui-même à « rendre du pouvoir au pouvoir ». Il commence notamment par organiser un référendum le jour des élections législatives pour se prémunir de la Commission de Bruxelles et du Conseil constitutionnel. Ce dernier s’est en effet érigé en un véritable tribunal idéologique qui censure toutes les lois votées par le Parlement.

Aussi, dans mon livre, le chef de l’Etat introduit-il un droit de recours du président de la République sur les décisions du Conseil constitutionnel. Le président modifie aussi l’article 55 de la Constitution afin de rétablir la supériorité du droit français sur le droit européen et d’empêcher ainsi Bruxelles de limiter son champ d’initiative.

Le Temps du PhénixMais, face aux médias, que peut-il faire ?

Les médias représentent en effet dans notre pays un problème très important puisqu’ils sont tous alignés sur l’idéologie politiquement correcte et qu’ils disposent d’un pouvoir considérable. On a coutume de dire qu’ils sont le quatrième pouvoir. C’est faux, ils constituent aujourd’hui le premier pouvoir : ce sont eux qui fixent la ligne à suivre, poussant les politiques toujours plus loin dans cette voie et stigmatisant ceux qui refusent de jouer le jeu. Quant au pouvoir judiciaire, il a lui aussi dépassé ses prérogatives naturelles, cherchant comme les médias à soumettre les politiques à son influence et à son contrôle.

Aussi, le président héros du Temps du Phénix fait-il adopter des mesures importantes pour reprendre la main face au pouvoir médiatique et judiciaire. Je ne vais pas ici raconter le livre, mais il prend le contrôle de France 2 pour en faire l’organe de communication du gouvernement et il dote le pouvoir exécutif d’une agence de communication chargée de combattre la désinformation et de faire connaître sans intermédiaire les positions du gouvernement avec des méthodes qui prennent ses adversaires à contre-pied.

Dans votre ouvrage, le chef de l’État prend des mesures d’envergure dans tous les secteurs et notamment en matière d’immigration, dans le domaine économique et social et sur le plan de la sécurité. Mais, s’agissant de l’Europe, il ne sort pas de l’Union européenne et ne revient pas au franc. Ce président n’est-il pas souverainiste ?

Le président du Temps du Phénix est, comme moi, nostalgique de la période faste où l’Europe dominait le monde et où la France disputait à la Grande-Bretagne la prééminence en Europe. Malheureusement, les temps ont changé et le monde est devenu multipolaire dominé par le choc des civilisations. Dans ce contexte nous ne pouvons espérer retrouver l’indépendance et la puissance qu’à l’échelle de la commune civilisation européenne qui est la nôtre.

Aussi, le président héros de mon livre entreprend-il de combattre l’Europe bruxelloise qui met sous tutelle les nations d’Europe pour les soumettre à l’hégémonie américaine, à l’invasion migratoire et à la mondialisation sauvage. Mais, au lieu de sortir de l’Europe, il entreprend de la changer radicalement et de reconstruire une Europe qui rende aux nations toutes les compétences qu’elles peuvent parfaitement exercer à leur niveau, une Europe qui soit dirigée par les Etats et non par la Commission ou par le Parlement, et surtout une Europe qui défende les intérêts des européens et qui leur apporte la puissance, l’indépendance et le rayonnement.

Dans cet esprit, il obtient que l’euro soit désormais géré sous le contrôle des Etats au bénéfice des économies européennes comme le dollar sert l’économie américaine. Il obtient également que l’Europe instaure des écluses douanières à ses frontières pour réguler les échanges économiques internationaux et que les états européens sortent de l’Otan pour créer entre eux une alliance militaire européenne. Il va même jusqu’à susciter à côté du patriotisme national un véritable patriotisme européen.

Bruno Mégret 2Mais tout cela paraît un peu utopique. Jamais un gouvernement, même de droite nationale, ne pourra obtenir cela de ses partenaires européens.

Dit ainsi, cela paraît en effet aujourd’hui quasi impossible et pourtant ceux qui ont lu le livre reconnaissent que la méthode utilisée par le chef de l’Etat, héros du Temps du phénix, est parfaitement crédible. Car bien sûr cela ne se fait pas du jour au lendemain, il faut au président quatre années pour obtenir ce résultat en menant dans la durée une stratégie complexe qui allie la propagande, la séduction, la provocation, le jeu des alliances, le rapport de force et surtout la persévérance. Bref, ce président fait de la politique, de la vraie, celle qui consiste à rendre possible ce qui est nécessaire.

Et quelle est sa position vis-à-vis de la Russie ?

Un an après son élection, il se rend en voyage d’État à Moscou et à Saint-Pétersbourg pour y signer un traité d’amitié franco-russe qui établit une relation privilégiée entre les deux pays sur les plans économique, culturel et diplomatique. Il affirme à cette occasion que la Russie fait partie intégrante de la communauté de civilisation européenne et qu’ensemble l’Union européenne et la Fédération russe constituent potentiellement la première puissance mondiale.

A l’issue de son mandat, votre président a réalisé un programme de redressement impressionnant malgré les épreuves de toutes sortes qu’il a rencontrées. Pourtant à la fin du livre, il n’est pas certain d’être réélu.

Oui, j’ai voulu montrer par ce « suspense » qu’en dernier ressort, tout dépend du peuple français. Au cours de ce quinquennat, le président de mon livre a fait renaître la France, tel le phénix, mais cela n’a pas été sans efforts de la part de nos compatriotes. Aussi la question se pose-t-elle dans la fiction comme dans la réalité : les Français préfèrent-ils rentrer dans l’histoire avec effort ou descendre la pente du déclin dans la tranquillité ?

Bruno Mégret, Le Temps du phénix, récit d’anticipation 2017-2022,

Editions Cité Liberté, 328 pages, 20 €
http://www.editions-cite-liberte.fr

Chard casseurs

Casseurs et saboteurs, par Guy Rouvrais

Ce ne sont plus seulement des casseurs, même s’ils veulent toujours « casser du flic », ils entendent aussi saboter l’économie. A Rennes, 19 d’entre eux, au visage recouvert de cagoules, ont été interpellés jeudi matin dans plusieurs stations de métro alors qu’ils tentaient de dégrader des systèmes permettant aux rames automatiques de circuler. D’autres, ou les mêmes, ont systématiquement vandalisé les distributeurs automatiques de billets sur la façade des banques, en centre-ville au point qu’il y a eu une pénurie d’espèces : « J’ai des clients qui sont venus me voir pour me demander s’ils pouvaient me faire une carte bleue pour leur donner de l’argent liquide », a expliqué une restauratrice. D’autres villes sont également touchées.

Il ne s’agit pas d’actes d’individus isolés mais d’une stratégie élaborée pour continuer la « lutte » par d’autres moyens alors que les cortèges s’amenuisent et que Nuit debout a moins de participants. Mercredi soir, à la Bourse du travail, ses organisateurs ont tenu une assemblée générale en présence de représentants du Front de gauche et du leader du mouvement Frédéric Lordon, entre autres, le mot d’ordre a été lancé : « On ne fera rien si on ne bloque pas les productions. » Et de prôner la convergence des luttes avec les syndicats, il s’agit de bloquer les ports, les trains, les raffineries, ce qui est nécessaire à la vie économique, c’est ce qui se produit actuellement, avec l’appui de la CGT.

Un chargé de cours à l’Université Rennes II, Hugo Melchior, participant à un blocage aux abords d’un dépôt de pétrole Total, justifie ainsi le passage à des actions de sabotage de l’économie, dans les colonnes du Monde : « Pour rendre la situation intenable il faut être prêt à créer un climat de tension maximale avec l’Etat en articulant des manifestations de masse avec une certaine radicalité comme le sabotage économique et la confrontation avec les forces de l’ordre », ce qui revient, par ces derniers mots, à cautionner les agressions dont sont victimes les policiers, quoiqu’il le nie prudemment mais précise néanmoins : « Je n’appelle pas au meurtre de policiers. Mais je parle de violence politique de façon décomplexée, j’explique pourquoi la légalité et le pacifisme intégral ne permettent pas de renverser le rapport de forces. » C’est donc la lutte violente, voire armée, qui est nécessaire.

On a déjà entendu ce langage-là dans la bouche d’intellectuels et d’universitaires, il y a quelques décennies, au temps où Action directe en France, les Brigades rouges en Italie, la bande à Baader en Allemagne, où tous ceux-là semaient la terreur. Nous n’en sommes pas encore là, fort heureusement ! Mais nous en avons les signes avant-coureurs, car cela avait commencé comme ça : par l’apologie de la tension avec l’Etat capitaliste, les agressions contre les membres des forces de l’ordre, le sabotage de l’économie pour s’achever dans le sang et les actions terroristes, le meurtre de ceux qui incarnaient « l’ordre capitaliste ». Il est temps que le gouvernement réagisse autrement que par de fermes propos qui ne sont suivis que de molles décisions.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8612 daté du 21 mai 2016

Acharnement policier contre Béatrice Bourges

Béatrice Bourges : « Béziers est la ville de France qui symbolise la Résistance »

20/05/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Béatrice Bourges, cofondatrice de la Manif pour tous et porte-parole du Printemps français, participera les 27, 28 et 29 mai prochain au Rendez-vous de Béziers et notamment à la table-ronde « École : passer au Kärcher l’école de Mai 68, on commence par quoi ? ». S’autoproclamant « altersystème », elle insiste sur la nécessité de bâtir notre civilisation sur des valeurs fortes et réelles.